Nos amis communs Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu ne comprennent pas que 65 ans après l’indépendance de notre cher et beau pays, le Congo, nous n’ayons pas pu poursuivre les progrès que les colons d’une part et les politiciens de l’après-indépendance d’autre part nous vantaient et nous ont légués.
La poste, la sécurité publique, l’école, le chemin de fer, la régularité des salaires, des pensions de retraité, des bourses d’études, la lumière électrique censée supprimer la nuit, la santé avec la disparition ou le recul des grandes endémies telles que la rougeole, le paludisme, etc.
60 ans après l’indépendance, tout n’est plus que recul: il faut de l’argent dans les hôpitaux pour se faire soigner; la plupart des centres de santé intégrés manquent de tout; la poste n’existe plus; l’école est minée par des maux dont les états généraux ont fait un diagnostic dramatique; les délestages de l’électricité se sont multipliés à Brazzaville; l’eau courante est livrée par moment; le transport en commun a maintenant des tarifs liés aux itinéraires; la pauvreté gagne du terrain; les grandes maladies telles que le paludisme, le diabète, les tensions et les A.v.c (Accidents vasculaires cérébraux) reviennent en force; le taux de mortalité monte en flèche; le pays est hyper-endetté partout; la justice travaille pour les plus offrants au point que les huissiers n’hésitent à pas à bloquer les comptes bancaires des entreprises comme moyen de pression; quand on construit de belles routes on y multiplie les péages et les commerçants transporteurs ne cherchent qu’à les contourner, etc.
Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu se demandent si ce tableau va changer avec le nouveau mandat qui va démarrer. Le nouveau gouvernement qui sera mis en place va-t-il être capable d’accélérer la marche vers le développement? En attendant la grande fête de la prestation de serment du Président réélu, ces questions trottent dans la tête de beaucoup de Congolais. On a l’impression d’un constat d’impuissance, c’est le drame de notre situation aujourd’hui! Comprenne qui pourra. Au revoir et à bientôt!
Diag-Lemba.





