Association Horizons d’Afrique
Organisation d’une master-class,
pour allier la connaissance à la compétence
L’Association Horizons d’Afrique a organisé, vendredi 10 avril 2026, au Campus de l’ A.u.f (Agence universitaire de la francophonie), à Brazzaville, sous le patronage de son président Franck Ngoma, et en partenariat avec l’A.u.f, une maste-rclass autour sous le thème: «De la connaissance à la compétence: comment s’y prendre». Pour nourrir la réflexion, un panel d’intervenants issus d’horizons variés a été mobilisé. Parmi eux figuraient Alvin Ibouanga, entrepreneur et ingénieur du numérique, Murphy Pandzou, chargé de projet à Unicongo, Jenny Mouandzibi, fondatrice et dirigeante de la société «J’y arrive», ainsi que Hermann Mfoutou, sociologue des organisations. Les échanges ont été conduits sous la modération de Rocheny Angoua, spécialiste en droit des affaires.
L’initiative de l’Association Horizons d’Afrique visait à encourager les jeunes à dépasser la simple accumulation du savoir, pour s’engager résolument dans l’action, en transformant leurs acquis en compétences concrètes, capables de générer de réelles opportunités en matière d’emplois, de projets et d’entrepreneuriat. «Nous croyons en une jeunesse africaine qui se construit par la formation. Construisons l’Afrique que nous voulons!», telle est la profession de foi de l’association.

Au cœur des discussions, la distinction entre connaissance et compétence a été clairement établie. «La connaissance renvoie à ce que l’on sait, tandis que la compétence désigne la capacité à mobiliser ce savoir dans une situation concrète», a expliqué Alvin Ibouanga. Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’identifier les principaux freins à cette transformation, notamment le manque de pratique, l’insuffisance d’encadrement ou encore l’absence d’opportunités d’application réelle.

Dans cette perspective, Hermann Mfoutou a évoqué plusieurs pistes, pour favoriser le passage à l’action: «L’apprentissage par la pratique, les exercices réguliers, l’implication dans des projets personnels, les stages ou encore le mentorat».
De son côté, Jenny Mouandzibi a attiré l’attention sur les attentes du marché du travail, en rappelant que les recruteurs privilégient de plus en plus les profils capables d’agir efficacement. Selon elle, «une personne dotée d’une expérience solide et de compétences concrètes présente souvent un avantage stratégique par rapport à un candidat uniquement riche en diplômes», notamment en raison de sa capacité à résoudre des problèmes réels et à s’adapter aux exigences du terrain.

Les intervenants ont, également, exhorté les participants à apprendre à valoriser leurs compétences. Au-delà de leur acquisition, il s’agit de savoir les démontrer et les communiquer clairement, à travers des réalisations tangibles, des projets aboutis ou une présentation convaincante de leurs expériences, afin de les rendre visibles et pertinentes dans un environnement professionnel ou entrepreneurial.










