École internationale Maarif turco-congolaise

Une projection d’objets culturels organisée par le Musée national

Sous le patronage de son directeur, Marcel Ipari, le Musée national du Congo a organisé, mardi 14 avril 2026, à l’École internationale Maarif turco-congolaise, située au centre-ville de Brazzaville, un atelier de projection d’objets culturels. Sous le thème, «Le Musée national à la rencontre de son public», cette initiative visait à sensibiliser les élèves à la richesse du patrimoine culturel congolais et africain.

L’atelier de projection des objets culturels par le Musée national a réuni élèves, responsables scolaires de l’École internationale Maarif turco-congolaise ainsi que des représentants du Ministère de l’industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs. Le proviseur Celik Ikbal et le directeur des études, Charles David Pouyou, ont également pris part à cette rencontre, conduite la modération d’Amen Mpika, directeur de la communication et des systèmes d’information du ministère.
Pendant la projection
À travers cette projection, une riche collection d’objets traditionnels a été présentée aux élèves, mettant en lumière la profondeur du génie ancestral congolais. Parmi eux, des instruments de communication qui témoignent de l’ingéniosité des anciens dans la transmission des annonces majeures. Des outils liés aux activités économiques, qui rappellent le quotidien laborieux d’autrefois: haches pour abattre les arbres; herminettes pour façonner le bois; couteaux de culture pour les champs, etc. S’ajoutent des objets de chasse et de ménage.
L’exposition a également mis en lumière des créations d’une grande valeur symbolique et esthétique, comme le raphia, notamment le Letsulu (carré de raphia), des masques emblématiques tels que le Kwele de la Sangha, le Kidumu issu de Bambama, ou encore le reliquaire kota. S’y ajoutent des objets de parure et de monnaie ainsi que des insignes de notabilité et des œuvres inspirées du monde naturel. Ainsi se déploie, à travers ces pièces, une fresque vivante où s’entrelacent créativité, spiritualité et héritage culturel, témoignant de la richesse culturelle inestimable, léguée par les ancêtres. «Nous ne venons pas du néant», a martelé le directeur du Musée national, qui a insisté sur l’importance de la transmission du patrimoine aux jeunes générations.
Marcel Ipari, le directeur du Musée national du Congo
«À travers les objets laissés par nos ancêtres, nous pouvons montrer à la jeunesse d’où nous venons et qui nous étions. Tel est l’objectif principal. Nous ne sommes rien sans repères historiques. Des générations nous ont précédés et nous devons nous en inspirer pour avancer», a-t-il déclaré.
Le directeur du Musée national a, également, déploré la perception négative que certaines personnes peuvent avoir de ces objets, parfois associés à tort à des croyances occultes. «Ces objets constituent notre mémoire. Ils ne sont pas dangereux. Ils participent à l’identité congolaise et africaine», a-t-il souligné. Il a appelé à une meilleure sauvegarde de notre patrimoine culturel historique. Marcel Ipari a, par ailleurs, alerté sur la raréfaction des artisans et sur la nécessité urgente de sauvegarder ce qui peut encore l’être.
Le directeur du Musée national avec le staff de l’école
Concernant le Musée national, il a rappelé que «l’institution est installée dans un bâtiment colonial, aujourd’hui vétuste et ne répond pas aux normes muséales actuelles». Face à ces défis, le Musée national privilégie, désormais, des actions de proximité, allant à la rencontre du public, comme celle qui a eu lieu à l’ École internationale Maarif turco-congolaise. D’autres établissements scolaires ne doivent pas hésiter à contacter le Musée national, pour organiser ce genre de projections.  «Des contacts ont déjà été établis avec l’Ecole française Saint-Exupéry, et d’autres initiatives sont envisagées dans les écoles de Brazzaville et à travers le pays», a-t-il fait savoir.
Quant au directeur des études de l’École internationale Maarif turco-congolaise, Charles David Pouyou, il a salué une expérience enrichissante. «Ça a été un très bon échange, un moment d’apprentissage non seulement pour les élèves mais aussi pour nous. Si des activités similaires étaient intégrées dans les programmes éducatifs nationaux, cela susciterait davantage l’intérêt des enfants dès le bas âge», a-t-il affirmé.
Elèves, enseignants et responsables de l’École internationale Maarif turco-congolaise
Un élève en classe de Terminale littéraire, Touré Amine, a exprimé son enthousiasme en ces termes: «C’est une excellente manière de nous reconnecter à notre histoire. À ma grande surprise, nous avons découvert de nombreux objets artisanaux conservés. Avec mes camarades, nous sommes, à présent, des ambassadeurs de ces grandes histoires africaines».
Créé par le décret n°32-65 du 14 août 1965 et inauguré en septembre de la même année, le Musée national relève du Ministère de l’industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs. Installé dans un bâtiment colonial aujourd’hui vétuste, il conserve pourtant plus de deux mille objets d’art et d’histoire. Mais, faute d’entretien, le site peine à remplir pleinement sa mission de musée. Conscient du rôle fondamental qu’un musée national joue dans la valorisation culturelle, l’éducation, la construction identitaire et le développement économique d’une Nation, «le gouvernement congolais promet la création prochaine, à Mpila, d’un nouvel espace mieux adapté pour accueillir cette institution», a fait savoir le directeur du Musée national.
Céleste Exaucé SINDOUSSOULOU

 

Reportage sur le Musée national, dans une bâtisse en dégradation

Présentation de l’Ecole internationale Maarif turco-congolaise

 

 

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