Congo-Système des Nations unies

Définir le cadre de coopération pour
les cinq prochaines années

Le Congo et le Système des Nations unies ont décidé de jeter les bases de ce que sera le cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable couvrant les cinq prochaines années (2027-2031). Pour cela, les deux parties ont décidé d’organiser un atelier de travail qui se tient pendant trois jours, du 16 au 18 juin 2026, à l’Hôtel Elbo suites, à Brazzaville. Ouvert par Ludovic Ngatsé, ministre de l’économie, du plan, de la statistique et de la prospective, en présence d’Abdourahamane Diallo, coordonnateur-résident du Système des Nations unies au Congo, cet atelier réunit 80 participants issus des administrations publiques, des agences du Système des Nations unies, du secteur privé, de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Le cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable est un mécanisme qui définit la manière dont le Système des Nations unies accompagne, sur une période de cinq ans, un pays dans ses efforts de développement. A l’ouverture, le ministre Ngatsé a fait savoir que cet atelier intervient à moment déterminant pour le Congo, pays «engagé simultanément dans l’évaluation du Plan national de développement (P.n.d) 2022-2026, la préparation du futur P.n.d 2027-2031 ainsi que l’élaboration de la Vision Congo 2063». Il a souligné l’importance de l’atelier qui doit permettre d’aligner le futur cadre de coopération des Nations unies avec les ambitions nationales de développement. Selon lui, le Congo entend bâtir sa transformation autour de deux grands archétypes: une économie de hub, tirant partie de sa position géographique stratégique et de son potentiel logistique, et une économie de ressources fondée sur la valorisation durable des richesses naturelles. «Nous allons ensemble définir les axes stratégiques du prochain cadre de coopération des Nations unies, en tenant compte de notre contexte national et de nos ambitions à long terme», a-t-il déclaré, en appelant les participants à veiller à la cohérence du futur partenariat des Nations unies avec les priorités nationales, les O.d.d (Objectifs de développement durable) et les engagements internationaux du Congo.
Ludovic Ngasté et Abdourahamane Diallo
Le membre du gouvernement a, également, mis en avant plusieurs orientations appelées à structurer les futures politiques publiques, notamment le renforcement de la gouvernance et de l’attractivité économique, le développement des infrastructures et de la connectivité, la promotion du capital humain ainsi que la valorisation durable des ressources naturelles.
Pour sa part, Abdourahamane Diallo a rappelé que cet atelier constitue une étape décisive dans la préparation du prochain cycle de coopération entre le Congo et les Nations unies. «Il s’agit non seulement d’un exercice de planification, mais aussi d’un moment stratégique visant à définir ensemble les priorités sur lesquelles nous devons concentrer nos efforts collectifs, afin d’accélérer la transformation du pays et l’atteinte des Objectifs de développement durable», a-t-il indiqué.
Une vue des participants
Le diplomate onusien a rappelé que le processus repose sur les conclusions de l’analyse commune de pays (Cca 2025), les résultats de l’évaluation finale du Plan-cadre des Nations unies pour l’aide au développement (Undaf) 2020-2026 ainsi que sur de larges consultations menées auprès des administrations publiques, de la société civile, du secteur privé et des partenaires au développement.
Selon lui, l’élaboration du futur cadre de coopération s’appuie sur les principes des droits humains, de l’autonomisation des femmes, de la résilience et du principe de «ne laisser personne de côté», afin que les priorités retenues reflètent fidèlement les aspirations des populations congolaises.
Face à des ressources limitées et à des défis multiples, les participants sont appelés à identifier un nombre restreint de priorités à fort impact, susceptibles d’accélérer les transformations attendues dans plusieurs domaines clés, notamment la diversification économique, le développement du capital humain, le renforcement de la gouvernance, la résilience climatique et l’inclusion sociale.
Au terme des trois jours de travaux, les participants devront parvenir à une vision stratégique commune, définir les résultats collectifs attendus à l’horizon 2031, élaborer les théories du changement correspondantes et jeter les bases du futur cadre de résultats qui guidera l’intervention des 25 agences, fonds et programmes des Nations unies présents au Congo.
Céleste Exaucé SINDOUSSOULOU

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