Jean-Paul Pigasse, journaliste français, fondateur du Groupe Adiac (Agence d’information d’Afrique centrale), qui édite entre autres le quotidien Les Dépêches de Brazzaville, est décédé le samedi 11 juillet 2026, à l’âge de 87 ans, dans un hôpital parisien en France, des suites d’une longue maladie. A Brazzaville, la direction générale du groupe a organisé, lundi 13 juillet, une veillée de presse en sa mémoire.
Né le 26 juillet 1939, à Toulouse, Jean-Paul Pigasse, journaliste français, avait choisi le Congo comme deuxième patrie, dont il avait acquis la nationalité. Licencié en droit et diplômé de l’Institut politique de Toulouse dans les années 60, il fera brillamment carrière dans la presse écrite, en France. En 1995, il s’oriente vers l’Afrique, en soutenant Bechir Ben Yamed à refinancer son groupe, «Jeune Afrique media group». Quand la guerre fait rage au Congo-Brazzaville, de juin à octobre 1997, il est l’un des rares journalistes français soutenant la position de Denis Sassou-Nguesso. Quand ce dernier est revenu aux affaires, le journaliste français s’installe à Brazzaville où il crée son propre groupe de presse, Adiac, qu’il développe au fil des années, avec le soutien du Président congolais, en faisant ainsi le groupe de presse le plus important du Bassin du Congo.
«Je rends hommage à celui qui a su contribuer à faire renaître l’espoir au Congo et à redonner aux Congolais le goût du vivre-ensemble au lendemain de la guerre du 5 juin», a écrit le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, sur sa page Facebook, dans l’hommage qu’il lui a rendu. «Pendant trois décennies, il a contribué à faire entendre la voix du Bassin du Congo, à travers ses médias», a renchéri le ministre de la communication et des médias, Thierry Lezin Moungalla, dans un hommage intitulé «le monde des médias perd un bâtisseur engagé».
Jean-Paul Pigasse était aussi un grand promoteur culturel et un passionné des arts. La Librairie Les Manguiers, à Brazzaville est devenue une grande référence dans la promotion de la littérature congolaise. Pourvu que l’arbre qu’il a planté dans le Bassin du Congo continue de grandir, pour perpétuer sa mémoire.
Urbain NZABANI









