Education nationale
Menace de grève
chez les enseignants communautaires
Lors d’une rencontre tenue le jeudi 30 juillet 2026, dans la cour de l’I.n.r.a.p (Institut de recherche et d’action pédagogiques), à Brazzaville, sous la direction de Martin Mayima Kionga, président national de la C.s.e.c.c (Coalition des structures des enseignants communautaires du Congo), qui avait à ses côtés Dulcie Pavella Péa, premier vice-présidente nationale, et Apollinaire Mboungou, secrétaire général, les enseignants communautaires ont décidé d’aller en grève, si leurs revendications axées essentiellement sur l’intégration à la Fonction publique ne trouvent pas de suite favorable de la part du gouvernement. C’est ce qui ressort de la déclaration adoptée et lue par Vidiaye Murti Bilongo, porte-parole national de la C.s.e.c.c.
Dans leur déclaration, les enseignants communautaires demandent entre autres au gouvernement:
– la publication de tous les textes d’intégration restants, campagnes 2024 et 2025 dans le circuit de de publication au plus tard le 15 août 2026;
– la révision des articles 59, 60 et 61 qui fixent le concours d’entrée à la Fonction publique. Rappelons que 12.000 enseignants communautaires sont en attente de leur intégration à la Fonction publique;
– la notification du quota de recrutement à la Fonction publique au plus tard le 15 août 2026;
– la réception, par le ministre en charge de la Fonction publique, des vrais représentants des enseignants communautaires, pour un dialogue inclusif;
– le paiement immédiat de dix mois d’arriérés de bourses soit: octobre, novembre, décembre, y compris 1 mois et demi du Département de Pointe-Noire de l’année 2024; octobre novembre, décembre de l’année 2025; avril, mai, juin et juillet de l’année en cours.

La C.s.e.c.c a, par ailleurs, fustigé «le comportement macabre du président du Conseil départemental de la Likouala, pour détournement de chapitre de bourse des enseignants communautaires au profit d’autres agents décisionnaires, alors que les enseignants communautaires blanchissent les nuits pour éduquer élèves dudit département».
La déclaration précise que si ces différentes revendications ne sont concrétisées par le gouvernement dans les jours à venir, les enseignants communautaires seront contraints «de déposer les craies, ainsi qu’un sit-in non-stop devant le Ministère de la Fonction publique, une marche suivie d’une pétition partant de ce ministère, jusqu’au secrétariat général de la Présidence de la République et une grève générale seront engagées à compter de la rentrée administrative et scolaire 2026-2027».
En tout cas, la balle semble, désormais, du côté du gouvernement appelé à activer hâtivement le dialogue avec la C.s.e.c.c. L’objectif étant de désamorcer cette crise sociale qui risque de mettre à rude épreuve, l’année scolaire qui commencera à partir du mois d’octobre prochain. Hervé EKIRONO (Contact Whatsapp: +242.06.879.50.69) (Suivre la déclaration en bas).
La déclaration lue par Vidiaye Murti Bilongo









