Commentaire
Assemblée nationale: y aura-t-il une affaire Aimé Hydevert Mouagni?
Député de la majorité présidentielle élu dans la première circonscription de Moungali, le quatrième arrondissement de Brazzaville, et président de son parti, le C.p.r (Club perspectives et réalité), Aimé Hydevert Mouagni, membre de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, a fait le buzz, depuis la semaine dernière, dans les réseaux sociaux congolais, par la diffusion d’une conversation téléphonique dans laquelle il s’en prend, dans un langage vulgaire, au ministre de l’intérieur, de la décentralisation et du développement local, Raymond Zéphirin Mboulou, au commandant des forces de police, le général de police de deuxième classe Jean-François Ndengué, tout en faisant des révélations sur le pouvoir. Une source non identifiée indique qu’il serait dans le viseur de la C.i.d (Centrale d’intelligence et de documentation), qui aurait reçu comme consigne de ne pas le laisser sortir du territoire national. Y aura-t-il une procédure judiciaire engagée contre lui, à la suite de ses propos facilement qualifiables de diffamatoires à l’égard des deux personnalités et du pouvoir? Pour l’instant, le député a adopté une posture cherchant à justifier ses propos, sans les regretter.
Les réseaux sociaux (de leurs noms propres) ou médias sociaux (considérés comme moyens de communication sociale), nés de l’Internet qui est lui-même un moyen de communication, constituent la dernière catégorie de moyens de communication de masse, après la presse écrite, la radio, la télévision et l’Internet. Seulement, ils ont une caractéristique spécifique: ils sont sans filtre professionnel. N’importe qui, à n’importe quel moment et de n’importe quel lieu, peut diffuser ce qu’il veut, parfois dans l’anonymat total. Un anonymat en réalité relatif. Car, le langage binaire, à la base de l’informatique, est des plus traçables et localisables. Ce n’est qu’un problème de technologie. Voilà le danger des réseaux sociaux comme moyens de communication de masse. Ainsi, une conversation téléphonique, dans un contexte privé, peut se retrouver sur la place publique, à travers les réseaux sociaux.










