Ministère de l’intérieur et de la décentralisation
L’administration a
tenu une séance d’échanges avec
les partis non encore reconnus cette année
Le Ministère de l’intérieur et de la décentralisation a ménagé une sorte de voie de recours aux partis politiques non-reconnus dans son arrêté n°1726 portant publication de la liste des partis politiques pour l’année 2025. «Dans le cadre du renforcement du dialogue politique et de la consolidation de la vie économique nationale, le préfet directeur général de l’administration du territoire organise une séance de communication et d’échanges avec les responsables des partis politiques non-reconnus, conformément à l’ arrêté n°1726 Mid-Cab du 30 juin 2025 portant publication de la liste des partis politiques pour l’année 2025 ainsi qu’avec ceux dont les dossiers sont en instance de reconnaissance officielle». Cette rencontre a effectivement eu lieu, samedi 12 juillet dernier, à la Préfecture de Brazzaville, avec le directeur général de l’administration du territoire, Bonsang Oko-Letchaud, représentant le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, et a permis à l’administration de clarifier sa décision et de permettre aux partis non-reconnus de plaider pour leur situation.
Selon l’arrêté publié, 42 partis politiques ont été reconnus par l’administration pour cette année 2025. Dans la salle de conférence de la préfecture, il y avait près d’une centaine de représentants de partis politiques non encore reconnus cette année. Dans sa communication, Bonsang Oko-Letchaud, directeur général de l’administration du territoire, les a rassurés que les partis qui ne sont pas reconnus, cela ne veut pas dire qu’ils sont dissouts. Ils doivent simplement se conformer à la loi, notamment la loi n°20-2017 du 12 mai 2017 portant loi organique relative aux conditions de création, d’existence et aux modalités de financement des partis politiques, pour bénéficier des effets juridiques comme être reconnus à l’endroit des pouvoirs publics et participer aux consultations électorales. «Mais, cela ne veut pas dire que le parti n’existe plus. Vous pouvez vous réunir et fonctionner de fait, de fait ou de droit», a-t-il déclaré. «Nous avons déjà mis en place une équipe. Si, rapidement, la régularisation est faite, vous serez réinscrits sur cette liste. Il y aura un rectificatif, c’est un acte administratif qui va forcément respecter le parallélisme de formes, le ministre de l’intérieur prendra, peut-être, un autre arrêté, si votre situation est régularisée», a-t-il poursuivi.










