Sécurité publique
A Souanké, c’est un crime d’assassinat pour voler une moto qui a mis le feu aux poudres
De source proche de la police qui a ouvert une enquête, le crime commis à Souanké, le dimanche 19 juillet 2026 n’est pas un crime passionnel, plutôt un assassinat visant le vol d’une moto par deux ressortissants étrangers. Selon l’enquête menée par la police, un ressortissant tchadien mêlé à ce crime a été déjà arrêté, un autre, de nationalité centrafricaine, est recherché. Malheureusement, suivant les diverses versions qui ont circulé à la suite de ce crime, un ressortissant de la RD Congo a été tué par la vindicte populaire, en lui infligeant le châtiment du bûcher.
Le crime à l’origine de l’embrasement, dimanche 19 juillet 2026, de ce qu’on appelle le «Chantier Canada», un village créé par des exploitants d’or, industriels et artisanaux, pour la plupart des étrangers, dans le District de Souanké (Département de la Sangha) est lié au vol d’une moto. Deux ressortissants tchadien et centrafricain ont assassiné, à l’aide d’une arme blanche, un jeune, conducteur de taxi-moto, ressortissant du département. La réaction de la population ne s’est fait attendre. Malheureusement, la foule en colère est tombée sur un jeune ressortissant de la RD Congo, qui a été brûlé vif, alors que des cases appartenant à des ressortissants étrangers ont été incendiées.
La police a pu ramener le calme et a ouvert une enquête qui a permis de mettre la main sur un des présumés assassins, de nationalité tchadienne. Le deuxième présumé assassin est toujours recherché.


Situé en pleine forêt du District de Souanké, Chantier Canada est un village qui compte plus de 2.800 habitants, pour la plupart des étrangers, exploitants artisanaux d’or, ouvriers et industriels chinois de sociétés d’exploitation minière. Des sociétés qui posent de sérieux problèmes en matière de respect des normes environnementales, des lois établies et des pouvoirs publics locaux.
Certains témoignages indiquent que les hameaux peuplés qui se forment près des chantiers miniers ressemblent à Sodome et Gomorrhe, tant la prostitution, le trafic de stupéfiants et autres atteintes aux mœurs et à l’ordre public y règnent, alors que les prix des denrées y sont élevés. C’est dans ce contexte qu’est survenu le crime contre un jeune conducteur de taxi-moto, répondant au prénom de Bonheur. Ce qui a provoqué de vives tensions au Chantier Canada. Le défi pour le gouvernement, c’est de remettre de l’ordre dans l’exploitation minière, un secteur qui semble s’assimiler au désordre public et à la loi de la force. Urbain NZABANI
Reportage de T.p.t (Tous pour la télé)









