C.m.l.c (Collectif des médias en ligne du Congo)
Renforcer la crédibilité
de la presse en ligne au Congo
Les journalistes promoteurs de médias en ligne, membres du C.m.l.c (Collectif des médias en ligne du Congo) ont tenu, vendredi 24 juillet 2026, à Bacongo, le deuxième arrondissement de Brazzaville, leur première assemblée générale extraordinaire, sous la direction de leur président, Jean-Eudes Rodrigue Nganga. «Revitalisons notre collectif pour des médias en ligne plus forts, innovants et crédibles au service de la démocratie», cette rencontre a été marquée par un appel à une meilleure structuration du secteur. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de Joachim Mbanza, ancien haut-conseiller et président de l’A.e.p.c (Association des éditeurs de presse du Congo).
Ouvrant les travaux, après le mot de Stella Mfina qui a situé l’événement, le président du C.m.l.c a qualifié cette rencontre de tournant historique pour l’organisation. Selon Jean Eudes Rodrigue Nganga, la revitalisation du collectif s’impose, désormais, comme une nécessité face à l’essor des médias en ligne et à l’intérêt croissant du public pour l’information en ligne. «Cette revitalisation n’est pas un choix pour nous, mais une obligation», a-t-il déclaré, estimant que cette évolution impose aux médias en ligne une responsabilité accrue en matière d’organisation et de professionnalisme. Le président du collectif a expliqué que cette nouvelle dynamique passe notamment par l’amendement des textes statutaires, la mise en place de mécanismes pérennes de financement et la révision des critères d’adhésion, afin d’adapter l’association aux nouveaux défis du secteur.

L’un des sujets majeurs abordés au cours de cette assemblée a été la prolifération des personnes se présentant comme journalistes en ligne, sans disposer de média numérique identifié. Une situation que le C.m.l.c considère comme un frein à la crédibilité de la profession. Pour y faire face, le collectif poursuit sa campagne «Je dénonce le faux journaliste en ligne», destinée à assainir le secteur et à lutter contre les pseudo-journalistes qui portent atteinte à la profession.
Invité à cette rencontre, Joachim Mbanza a insisté sur la nécessité de protéger la profession, en réclamant la délivrance, par le C.s.l.c (Conseil supérieur de liberté de communication) de la carte professionnelle de presse. Selon lui, c’est un instrument essentiel pour distinguer les véritables journalistes, des personnes qui font intrusion dans le métier. «Des individus entrent par effraction dans notre métier et y posent des actes qui ternissent l’image de toute la corporation», a-t-il regretté, avant d’appeler le C.s.l.c à relancer le processus de délivrance de la carte professionnelle de presse, suspendue depuis près de deux ans.










