Ces jours-ci, nos amis communs Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu, ne cessent de déambuler dans la ville de Brazzaville. Ils ont constaté que nos autorités y ont ouvert de grands chantiers, en l’occurrence ceux relatifs à la construction, en quatre mois, de nouvelles écoles d’une part, et à la réhabilitation de certaines voies bitumées d’autre part. Certains quartiers, qui bénéficient desdits chantiers, sont l’objet d’une grande animation ou d’une grande effervescence, comme dans les ruches.
Brazza-la-verte est en train d’acquérir de nouvelles écoles, dignes de ce nom, dans les vieux quartiers Sud de Bacongo et Makélékélé, après celui de Talangaï et ceux d’Oyo, Tchiminzi près de Pointe-Noire et Dolisie. Comme quoi, vouloir c’est pouvoir. Là où il y a la volonté, il y a toujours une route. Ce qui sous-entend que si nos autorités avaient la volonté de construire notre pays, elles l’auraient fait progressivement durant les décennies passées et que les Congolais auraient pu connaître une vie meilleure aujourd’hui. Campagne électorale oblige, selon certaines langues. Mais, considérons que c’est de la bonne gouvernance que de construire des écoles, des centres de santé, de réhabiliter des voies goudronnées, etc.
D’autre part, Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu m’ont demandé de te faire parvenir le message suivant qu’ils adressent à tous les candidats à l’élection présidentielle de mars prochain: «Un leader soucieux du développement national ne distribue pas de cadeaux; il construit. Et construire ne se limite pas à l’érection des infrastructures. Construire, c’est unifier le pays et consolider le tissu social et non le briser. Construire, c’est unifier le pays et consolider le tissu social, non pas pour diviser, afin de régner, mais pour les renforcer, afin qu’elles contribuent à l’édifice national. Construire, c’est vivre en harmonie avec le peuple que l’on gouverne, et non avoir de la haine envers des groupes ethniques particuliers. Construire, c’est protéger le peuple tout entier et non le détruire par la violence sur des populations innocentes. Construire, c’est organiser une élection transparente et en accepter le verdict et non tricher à une élection à huis-clos en isolant le pays du reste du monde. Construire, c’est accepter la contradiction et non l’étouffer par des manœuvres corruptrices et de rejet. Construire, c’est avoir l’audace d’accepter les conséquences de ses faiblesses et non avoir peur d’être évincé. Construire, c’est vivre en intégrité avec soi-même et le pays que l’on projette diriger. La politique exige l’oubli de soi-même. La politique est un choix très grave et très dur. Si on la fait, on doit s’oublier et donner la priorité au Congo».
Comprenne qui pourra. Aurevoir et à bientôt!
Diag-Lemba.





