Les réseaux sociaux ont profondément changé la manière dont la jeunesse africaine s’exprime, crée et consomme la culture. Sans nul doute, les réseaux sociaux contribuent au divertissement, à la culture et au développement économique à travers la création d’emplois. Mais, ne nous laissons pas berner par cette innovation tant désirée. Ils sont aussi à la source des maux qui gangrènent la jeunesse.
En effet, les jeunes s’exhibent devant les caméras, ils exposent leur intimité et s’exposent même dans des ébats sexuels, etc. Quelles sont les mesures à prendre face à ces réseaux sociaux qui contribuent irrésistiblement à la décadence des bonnes mœurs sociales, particulièrement chez les jeunes? Comment le gouvernement et les parents peuvent-ils lutter contre le fléau que représentent les réseaux sociaux, pour aider la jeunesse à se former et bâtir une Afrique et un nouveau Congo?
En effet, les réseaux sociaux comme Tik Tok, Instagram, Facebook, YouTube, etc, permettent aux jeunes de créer des contenus, de lancer des initiatives et de raconter leurs propres histoires. Cela a un impact culturel majeur. Ce faisant, la jeunesse africaine impose aujourd’hui ses tendances, son langage et sa créativité. Pour elle, les réseaux sociaux sont devenus incontournables, ce sont des espaces numériques majeurs de socialisation, de divertissement et d’apprentissage. Ils permettent aujourd’hui de maintenir des liens amicaux et familiaux, de se construire une identité, d’accéder à l’information et de développer la créativité.
Les réseaux offrent des opportunités économiques, mais ils posent aussi des défis liés à la désinformation et à la pression sociale. Pour faire face à cette tendance inquiétante, le gouvernement chinois a opté pour la manière forte. L’administration du cyberespace a dévoilé, l’été dernier, un projet avec une première mesure radicale: le blocage des téléphones portables pour tous les mineurs, de 22h à 6h du matin. La durée quotidienne de connexion est également limitée à 40 minutes par exemple pour les moins de 8 ans. Au Burkina Faso, le Président Ibrahim Traoré a instauré une interdiction des contenus pornographiques. Cette mesure vise à assainir les mentalités, protéger la jeunesse de la perdition et renforcer les mœurs et coutumes. Il est souhaitable que les gouvernements africains prennent des mesures nécessaires contre certains contenus tels que les sextapes et autres formes de folies qui freinent et exposent les futures générations à la dépravation des mœurs.
Pour conclure, les réseaux sociaux sont devenus un puissant levier de transformation sociale et culturelle en Afrique et en même temps une bête noire pour la jeunesse. Il est clair que les dirigeants, les parents ou tuteurs, et les acteurs religieux doivent mettre en place des programmes de sensibilisation et d’éducation pour promouvoir des contenus seins destinés à la jeunesse.
Les jeunes doivent à leur tour prendre conscience des avantages et inconvénients des réseaux sociaux, afin de ne pas détruire les valeurs qui font la force morale de la société africaine. Il est dit que le pouvoir de destruction de la vie repose entre les mains de l’être humain lui-même. Les dérives qu’on constate dans les réseaux sociaux sont de véritables menaces à la vie. Il faut donc des mesures hardies, pour que ces instruments de communication servent au bien de la société et non le contraire. Certains vont évoquer le droit à la liberté d’expression. Mais, un Etat responsable ne peut pas laisser sa jeunesse tomber sous l’empire des dérives qui deviennent si courantes dans les réseaux sociaux.
Loïck MFUMU
LOUBASSA MOSSIPY









