Après l’élection présidentielle où l’on a beaucoup parlé de la jeunesse, nos amis communs, Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu, se demandent maintenant si l’avenir de la jeunesse sera l’un des objectifs prioritaires du programme du gouvernement qui sera mis en place. Déjà, les jeunes pensent que le Président réélu les a abandonnés, en parlant de la Fonction publique où il n’y a pas assez de places pour accueillir tous les jeunes en quête d’emploi. Mais, c’est là une vérité réelle! Aucun pays au monde n’emploie toute sa jeunesse comme fonctionnaires. Ce n’est pas possible. Pour s’en convaincre, Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu se sont mis à glaner quelques statistiques.
Avec une population estimée, en 2025, à environ 6,48 millions d’habitants, le Congo-Brazzaville connaît une croissance démographique soutenue, avec une population majoritairement jeune et concentrée, à près de 70%, en milieu urbain, principalement à Brazzaville et Pointe-Noire, les deux grandes villes du pays. En 2022, le taux de scolarisation était de 96,5%, avec un taux d’achèvement de 91%. Mais, seulement 59,4% des élèves terminent le cycle secondaire avec des compétences minimales en français, tandis que ce taux est de 33,4% en mathématiques.
En 2018, on comptabilisait 55.025 étudiants dans l’enseignement supérieur, soit 1.115 étudiants pour 100 mille habitants. Ce niveau est supérieur à la moyenne des pays africains qui est de 733, mais il est en deçà de celui du Cameroun (1.620), du Bénin (1.240) ou du Ghana (1.510).
Selon une étude réalisée en 2011, le chômage des jeunes constitue un sérieux problème dans le pays. Près du tiers des jeunes de moins de 30 ans qui se présentent sur le marché du travail ne trouvent pas d’emploi, alors que ce taux est moitié moins élevé chez les adultes de 30-49 ans et de 6% chez les plus de 50 ans.
Si on élargit la notion de chômeur aux chercheurs d’emploi découragés, la proportion de jeunes actifs qui ne trouvent pas d’emploi monte à 42%. Il s’agit, dans leur immense majorité (88%), de jeunes qui frappent pour la première fois à la porte du marché du travail, les primodemandeurs.
Combien y a-t-il de fonctionnaires ou d’emplois public au niveau de l’Etat et de ses structures décentralisées et déconcentrées comme la Force publique, les institutions nationales, les municipalités, les entreprises publiques et les administrations spécialisées comme la diplomatie, la douane, les services des eaux et forêts, etc?
Dans la loi de finances 2025, le plafond autorisé des emplois rémunérés pour les agents de l’Etat (fonctionnaires, contractuels, diplomates, magistrats, personnels hors-statuts) était de 86.657. Pour cette année-là, la loi avait ouvert 3.000 postes de recrutements, dans l’enseignement, la santé, le sport, la jeunesse, etc.). A cela s’ajoute le nombre le nombre total de personnels de la Force publique (Forces armées congolaises, gendarmerie et police) qui n’est pas malheureusement publié officiellement. Les estimations peuvent être de l’ordre de 70 mille pour la Force publique.
Le secteur privé, quant à lui, dominé par le commerce et les services, est considéré comme un levier important créateur d’emplois. 91.014 unités économiques au total exerçaient dans le pays, basées essentiellement à Brazzaville et Pointe-Noire, selon le premier Regec (Recensement général des entreprises du Congo) publiés, le 10 mars 2022. Mais, 9.190 étaient en cessation d’activités.
Si 10 mille diplômés sortent du système éducatif chaque année, à peine 3 mille peuvent donc trouver un emploi dans le secteur public. Le reste, la majorité, donc, soit 7 mille diplômés, doit frapper aux portes du secteur privé ou se prendre en charge en créant une entreprise. Ce qui ne veut pas dire que l’Etat les abandonne, car il doit créer les conditions pour que ces les entreprises créées puissent fonctionner et non disparaître sous le poids de l’administration et de la fiscalité. Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu concluent que l’Etat ne peut pas employer toute la population, mais créer les conditions permettant aux citoyens de se prendre en charge. Le gouvernement attendu devrait mettre l’accent sur cet aspect, afin de permettre aux jeunes de se prendre en charge.

Diag-Lemba.

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