Le Comité de pilotage du Pagir (Programme accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes pour un fonctionnement durable des services) a tenu, mercredi 15 avril 2026, à Brazzaville, sa troisième session ordinaire, sous l’autorité de son président en exercice, Gervais Bouiti-Viaudo, conseiller spécial de l’ancien Premier ministre, en présence du premier vice-président du comité, Sylvain Lekaka, directeur de cabinet du ministre de l’économie, du plan et de l’intégration régionale.
La session est intervenue après l’obtention le 9 avril 2026, du financement additionnel de 30 millions de dollars américains, soit 15 milliards de francs Cfa, accordés au Pagir par la Banque mondiale, partenaire financier du projet, pour consolider les acquis et amplifier l’impact du programme, en vue de poursuivre les réformes structurelles. Celles-ci visent à renforcer la mobilisation des ressources publiques, à améliorer la qualité de la dépense publique, renforcer la gouvernance des entreprises publiques, la gestion de la dette et de la trésorerie et à promouvoir une gouvernance transparence et responsable, notamment dans les secteurs prioritaires que sont la santé et l’éducation.
Au cours de sa session, les membres du Comité de pilotage ont procédé à l’analyse d’une série de dossiers, notamment le rapport d’exécution du Pagir exercice 2025, avec le volet axé sur les résultats et celui sur le financement du projet d’investissement, en vue d’apprécier les performances réalisées et les progrès accomplis dans la mise en œuvre des réformes. Ils ont aussi examiné et adopté le plan de travail et le budget annuel 2026.
A la lecture des documents examinés, après les échanges techniques et institutionnels, les membres ont conclu que le Pagir a enregistré des bons résultats, donc d’importantes avancées dans la gouvernance des réformes de la gestion des finances publiques. Ces résultats ont permis au gouvernement de solliciter auprès de la Banque mondiale, pour la reconstruction et le développement, un financement additionnel pour améliorer davantage la mobilisation des recettes et soutenir les nouveaux domaines de résultats visant à remédier aux faiblesses de la gestion des finances publiques. La troisième session du comité de pilotage du Pagir a permis de réaffirmer son engagement à accompagner les efforts du gouvernement en faveur d’une modernisation durable de la gestion publique, fondée sur la performance, la redevabilité et les résultats.
Pour Gervais Bouiti Viaudo, «la question de la performance de l’action publique, de l’amélioration de la mobilisation des ressources publiques et de l’efficacité de la dépense est devenue un enjeu central pour les cinq années à venir du mandat du Président de la République. La réussite du Pagir repose sur un principe simple: responsabilité partagée. Le comité de pilotage doit pleinement jouer son rôle d’orientation et les bénéficiaires doivent garantir l’exécution effective des activités retenues dans les délais». Selon lui, le Pagir ne saurait, à lui seul, répondre à toutes les attentes ni couvrir toutes les priorités sectorielles. C’est un outil d’accompagnement conçu pour appuyer les réformes de gouvernance engagées par le gouvernement. «Notre rôle est de veiller à ce que le programme reste concentré sur sa vocation», a-t-il précisé.
Martin
BALOUATA-MALEKA









