Sports

Reconduit, le ministre Hugues Ngouélondélé siffle la fin de la récréation !

Pour le sport, il n’y a plus de temps à perdre. Aussitôt après la première session du conseil des ministres du gouvernement appelé à accélérer la marche vers le développement, le mercredi 6 mai dernier, Hugues Ngouélondélé, qui a repris, contre toute attente, le portefeuille des sports, en étant reconduit comme ministre des sports, de la jeunesse et de I’éducation civique, a fait une communication, jeudi 7 mai 2026, à son cabinet à Brazzaville, aux présidents et secrétaires généraux des fédérations sportives congolaises, pour leur rappeler la place du ministère dans la hiérarchie sportive, les points forts de la gouvernance sportive qu’il entend imprimer et ce qu’il attend des fédérations sportives. D’ores et déjà, il a tapé du poing sur la table, pour indiquer que la récréation est terminée, en appelant à tourner «la page du désordre d’hier». «L’heure est au travail, à l’ordre, à la méthode et à l’excellence».

Dans sa communication, dans un ton ferme, Hugues Ngouélondélé a tout d’abord réaffirmé l’engagement de son département ministériel à «accompagner le mouvement sportif national, dans une dynamite concertée, visant l’atteinte des objectifs que nous partageons collectivement». Il a rappelé que la loi n°23-2023 du 27 juillet 2023 portant code du sport, «consacre le rôle de l’Etat comme garant du développement et de la promotion du mouvement associatif sportif, tout en veillant à son bon fonctionnement démocratique et à la montée en conséquence de ses acteurs». Elle consacre aussi l’exercice de la tutelle de l’Etat sur les fédérations sportives. «Le ministre que je suis est résolument engagé à structurer, accompagner et hisser plus haut le sport congolais», a-t-il dit.
Le ministre Hugues Ngouélondélé
En ce qui concerne la gouvernance sportive, il a indiqué qu’«aucune performance n’est possible sans gouvernance saine, sans discipline administrative et sans respect des normes. Les fédérations doivent donc être des structures de conception et d’organisation de leurs disciplines, en vue de l’atteinte des performances. Chaque fédération doit travailler avec ambition, pour replacer le Congo sur les scènes africaines et internationales».
Outre le «respect strict des textes», «l’exigence de planification stratégique» oblige chaque fédération sportive nationale à «présenter un programme quadriennal, en plan stratégique adopté en session inaugurale du conseil fédéral». «Chaque activité du programme, dûment validée par le Ministère en charge des sports, lors de la conférence budgétaire, est inscrite sous forme de budget sportif élaboré par la fédération». En conséquence, le ministre des sports a invité les fédérations à lui transmettre ce document, «dans les meilleurs délais».
De même, elles doivent lui «transmettre une note concise sur les projets prioritaires de développement de leurs disciplines, des propositions claires, réalistes et opérationnelles». Enfin, pour «mettre fin aux sollicitations tardives et improvisées», elles doivent lui transmettre, rapidement, les besoins liés à la participation aux compétitions continentales et internationales. Pour conclure, Hugues Ngouélondélé a lancé qu’«ensemble, dans la discipline et la cohésion, nous pourrons faire renaître la grandeur du sport congolais. Le Congo mérite des victoires; le Congo mérite un sport fort; le Congo mérite des fédérations exemplaires».

Hugues Ngou

Les présidents et secrétaires généraux de fédérations sportives
élondélé a souhaité que toutes les fédérations tournent «la page du désordre d’hier». Selon lui, «l’Etat fera sa part». «Ceux qui ne sont pas capables de gérer les fédérations comme il faut, par rapport aux textes que l’Etat a mis à leur disposition, il est mieux de démissionner, parce que c’est aussi une voie». Il a promis que «les choses ne seront plus comme hier». «Et nous n’allons nous baser que sur les textes. Personne, ni le ministère, ni les fédérations, personne n’a le droit de sortir des textes. Nous allons tous rester dans les textes, c’est-à-dire respecter la loi», a-t-il fait savoir.
Pour lier la parole à l’acte, il a remis des textes juridiques, aux responsables des fédérations, notamment le code du sport, le décret portant code d’éthique, le décret fixant les conditions d’accès à l’équipe nationale, le dispositif relatif à l’assurance obligatoire des risques sportifs. Mais, contrairement aux habitudes, la rencontre s’est achevée sans un moment de convivialité et sans photo de famille.
Propos recueillis par Luze Ernest BAKALA

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