Djiri, 9ème arrondissement de Brazzaville
Un ravin menace de faire disparaître
une bonne partie du Quartier Madzouna
Une pluie diluvienne du mois de juin 2025 avait provoqué une érosion au fin-fond de la Rue Tala-na-miso, au Quartier Madzouna, situé à Djiri, le 9ème arrondissement de Brazzaville. Depuis, les pluies ont transformé cette érosion en un ravin qui ne cesse de faire des ravages, au fur et à mesure qu’il avance. Eu égard à sa gravité et à l’ampleur des dégâts, qui dépassent les modestes efforts humains pour le contrer, les populations riveraines de cette calamité naturelle s’en remettent aux autorités publiques pour voler à leur secours.
L’érosion du Quartier Madzouna a déjà englouti une dizaine d’habitations, selon les témoignages recueillis sur place. D’ailleurs, certaines habitations sont coupées en deux, obligeant ainsi leurs occupants à plier bagages. Il s’agit, en effet, d’un vaste ravin d’environ 400 mètres de long et 10 à 15 mètres de profondeur, selon les endroits. Ce ravin avance à pas de géant, surtout en cette saison des pluies, au grand désarroi des populations riveraines.

A en croire, le chef de bloc n°3 du Quartier 903, dont le domicile, juxtaposant l’érosion, est menacée d’écroulement, ce ravin s’est aggravé à cause de l’indifférence et la négligence des populations aux alentours. «Je dois vous dire la vérité: avant le 25 juin dernier, date marquant le début de notre calvaire, je ne cessais d’interpeller mes voisins du danger qui était quasiment à nos portes, car il fallait s’organiser sur la conduite à tenir: faire des collectes, afin de renforcer les digues ou en construire d’autres, si possible. Hélas, les gens sont trop fainéants. En tout cas, ma bonne volonté n’avait pas eu de répondant. Ce que l’on redoutait arriva. Et c’était la débandade totale. Heureusement que cette pluie est tombée la journée. Il n’y a pas eu de morts, seulement des dégâts matériels importants. Et depuis, l’érosion ne fait qu’avancer, emportant tout sur son passage», a fait savoir Daniel Yoka. Les efforts manuels des populations pour tenter d’endiguer l’érosion, en guise de solution provisoire, sont restés vains.
Désormais, le seul espoir des populations reste la probable intervention des autorités publiques. «Je pense qu’avec nos propres moyens, il sera impossible, pour nous, d’arrêter ce ravin. Je pense également que la situation actuelle a déjà dépassé nos maigres capacités. Il est grand temps que le gouvernement nous vienne en aide, sinon ce quartier sera totalement englouti», prévient le chef de bloc. Mais, jusque-là, leurs sollicitations auprès de certaines personnalités dudit quartier et même auprès de la députée de leur circonscription, Mme Antoinette Olou Ntsielé Ngambia, sont restées lettre morte.










