Accélérer. Ce verbe qui a pour synonyme beaucoup d’autres comme «hâter, presser, aller plus vite, augmenter la vitesse, etc» constitue, dorénavant, toute une feuille de route nationale durant le quinquennat 2026-2031. C’est le mot-clé du projet de société du Président Denis Sassou-Nguesso. Que faut-il entendre par là? La marche vers le développement sera-t-elle accélérée au cours de ce quinquennat? Qu’est-ce que cela signifie dans la réalité? S’agit-il de nouveau d’une promesse politique qui n’engage que ceux qui y croient?
Il est clair que pour nombre de Congolais, entre les mois de mars et d’avril derniers, couvrant la période électorale consécutive à l’élection présidentielle, le Président Denis Sassou-Nguesso a livré deux messages qui paraissent contradictoires aux yeux de la majorité des Congolais. D’autres diraient simplement qu’il a dit une chose et fait son contraire. Les dés étant jetés, on n’attend plus que le grand arbitre, le temps, révèle son verdict, pour savoir qui de lui et de la majorité de ses compatriotes aura eu raison devant l’histoire, à la fin de son mandat.
Premier message: le Chef de l’Etat a promis d’accélérer la marche vers le développement. Le titre de son projet de société est tellement évocateur et pertinent qu’il constitue, en tant que tel, une feuille de route gouvernementale bien claire, comme nous l’avons dit. Cela signifie que durant les cinq ans de son mandat actuel, il fera au moins deux fois plus, sinon bien plus de résultats que ceux du quinquennat passé, qui était basé sur son projet de société «Ensemble, poursuivons la marche».
Mais en quoi va se traduire l’accélération de la marche vers le développement? Par le nombre de projets réalisés chaque année? Par l’extension de la réalisation des projets dans tous les départements à la fois? On peut légitimement penser, au moins, que le rendement de travail des institutions de la République, particulièrement du gouvernement, sera élevé. Dans les départements ministériels, les premiers concernés par la mise en œuvre du projet de société du Chef de l’Etat, converti en programme d’actions, le niveau de quantité et de qualité du travail fourni durant le quinquennat, mesuré par rapport aux objectifs fixés, sera élevé.
Le deuxième message est, lui, implicite. Il est venu à travers la formation du gouvernement. En reconduisant, pour l’essentiel, la même formation gouvernementale, dont à peine six membres sont sortis contre onze nouveaux, le Président de la République a donné un message que ses compatriotes considèrent comme étant à l’opposé du message porté par son projet de société. «On prend les mêmes et on recommence», c’est comme cela qu’ils perçoivent la formation de la nouvelle équipe gouvernementale. Nombre de Congolais pensent que «rien ne va changer». Les pessimistes estimant même que ça sera pire, comme la situation de l’électricité.
Malgré tout, d’autres objectent qu’il faut y croire, car c’est possible d’accélérer la marche vers le développement, pourvu de faire évoluer les mentalités (nos économistes disent, changer de logiciel mental), d’améliorer la gouvernance publique, de réformer, de viser l’excellence en tout et pour tout. C’est possible. Ceux-là s’accrochent à cet espoir, même si, pour l’instant, les signaux du changement tardent à pointer à l’horizon. Quoiqu’il en soit, la relance de l’économie doit être l’action prioritaire du gouvernement, car pour accélérer la marche vers le développement, il faut une économie en bonne santé et donc en croissance.

L’HORIZON AFRICAIN

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