La Direction nationale de la B.e.a.c (Banque des Etats de l’Afrique centrale) a officiellement lancé, mardi 21 avril 2026, à son siège à Brazzaville, le processus de collecte des données nécessaires à l’élaboration des balances des paiements trimestriels, au titre de l’année 2026. Présidée par Serge Dino Daniel Gassackys, directeur national de la B.e.a.c, la cérémonie de lancement de ce processus s’est déroulée en présence de Gatien Wenceslas Ondaye Obili, premier adjoint au directeur national de la B.e.a.c, et de Mme Sylvie Loubaki Mansiamina, cheffe de service des statistiques monétaires, financières et extérieures à la B.e.a.c.

La balance des paiements (B.d.p) est un outil essentiel d’analyse et de pilotage des relations économiques d’un pays avec l’extérieur. C’est un instrument-clé d’aide à la décision, en tant qu’outil central d’analyse et de pilotage de l’économie nationale. Au cours de la cérémonie de lancement, les participants ont été édifiés par deux exposés, dont l’un a porté sur le «cadre de confection de la balance des paiements du Congo, exercice 2026», présenté par Nkoud-Mongo, assistant de direction en charge de l’élaboration de la balance des paiements, et le second sur l’utilisation de l’application permettant la collecte des données, présenté par Mme Mouemette Nganziami, cadre au service des statistiques monétaires, financières et extérieures, sous la modération de Mme Sylvie Loubaki Mansiamina.
Dans l’assistance, il y avait les correspondants en statistiques, impliqués dans le dispositif national de production des statistiques du secteur extérieur à la Banque centrale, notamment les administrations publiques, les établissements financiers et les entreprises. Dans son mot de circonstance, Serge Dino Daniel Gassackys a attiré l’attention des participants au regard de l’environnement économique international, marqué par de nombreuses incertitudes, notamment les tensions géopolitiques, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et le retour des pressions inflationnistes. C’est ainsi que la maîtrise de l’information économique devient un enjeu stratégique. On ne peut pas piloter une économie que l’on ne mesure pas correctement, a-t-il insisté. La production des statistiques fiables, régulières et comparables est un impératif pour renforcer la résilience de l’économie.
Le directeur national de la B.e.a.c a, également, précisé que «sur une évolution importante, le Fonds monétaire international (F.m.i) a engagé la transition vers la septième édition du «Manuel de la balance des paiements», dont la mise en œuvre est prévue à l’horizon 2027». Ce nouveau cadre permettra de mieux prendre en compte: la digitalisation de l’économie; la complexité croissante des flux financiers et les nouveaux instruments du commerce international. Les résultats attendus dépendent de l’engagement des statisticiens impliqués. Ces derniers doivent redoubler d’efforts, pour améliorer la qualité des déclarations et respecter rigoureusement les échéances.
Par ailleurs, Serge Dino Daniel Gassackys a rappelé que «dans le contexte actuel, celui du nouveau quinquennat du Président Denis Sassou Nguesso, il est primordial de diversifier notre économie, pour sortir de la dépendance du pétrole. Avec cet objectif, la disponibilité des statistiques fiables et régulières est plus que jamais indispensable. Au titre de la Balance des paiements 2024, nous avons enregistré un taux de collecte de 98% sur un échantillon de 136 déclarants. Ce qui a permis de produire et de valider la balance des paiements dans de bonnes conditions. Toutefois, les performances enregistrées pour l’année 2025 appellent à la vigilance. Le niveau de collecte, qui s’élève à l’heure actuelle, à 41,81%, doit nous interpeller collectivement. Les travaux récents du Comité national de la balance des paiements ont mis en relief plusieurs difficultés structurelles, qui se résument autour des retards dans la transmission des données, des incohérences dans certaines déclarations, une participation insuffisante de certains acteurs, notamment du secteur public et des organisations internationales».
Ces insuffisances ont des conséquences qui se traduisent, entre autres, par le retard de la production des statistiques. A noter que la B.e.a.c, en tant qu’institution centrale, assure la coordination de la collecte, la consolidation et la diffusion des données. Les travaux ont été clôturés par Gatien Wenceslas Ondaye Obili qui a affirmé que «la lecture de la balance des paiements, n’est pas une lecture comptable au sens de la comptabilité générale. C’est la comptabilité des transactions avec l’extérieur».

Martin BALOUATA-MALEKA

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