Vendredi 1er mai 2026, c’était la fête du travail, connue comme la journée internationale des travailleurs, célébrant les conquêtes sociales en faveur des travailleurs. A l’époque du monopartisme dans le pays (1963-1990), c’était l’affaire du parti au pouvoir, à travers son syndicat unique. Avec l’instauration du multipartisme et de la démocratie, c’est l’affaire des organisations syndicales. Celles-ci ont eu du mal à reprendre le flambeau de la célébration de la fête du travail.
A Brazzaville, cette année encore, ce sont les confédérations syndicales qui étaient en première ligne. Elles ont enfin sorti la tête de l’eau, en organisant un défilé des travailleurs sur le Boulevard Alfred Raoul, sous le patronage d’Elault Bello Bellard, président de la C.s.t.c (Confédération syndicales des travailleurs du Congo), qui a fait un discours dans lequel il a parlé de lutte syndicale, des menaces que subissent les syndicalistes, etc.

Les travailleurs ont battu le macadam du grand boulevard, pendant près de trois heures, sous la musique de la fanfare kimbanguiste. Pour leur part, la C.s.c (Confédération syndicale congolaise) et la Cosylac (Confédération des syndicats libres et autonomes du Congo) ont tenu un meeting en salle au Palais des congrès où elles ont fait des déclarations pour réclamer les droits des travailleurs de certaines sociétés publiques en difficultés comme le C.f.c.o et exigé le dialogue social avec le gouvernement.
A Pointe-Noire par contre, les travailleurs des secteurs public et privé ont défilé devant les autorités locales, notamment le préfet Pierre Cébert Iboko-Onanga et la mairesse Evelyne Tchichelle née Moe-Poaty. L’organisation de la célébration de la fête du travail semblait impliquer beaucoup plus les autorités publiques en collaboration avec l’Intersyndicale des fédérations syndicales du Kouilou/Pointe-Noire.









