Ministère de l’intérieur et de la décentralisation

Jean Olessongo Ondaye entend briser
le mythe du «passeport difficile»

Nommé ministre de l’intérieur et de la décentralisation, dans le gouvernement appelé à accélérer la marche vers le développement, Jean Olessongo Ondaye a officiellement pris ses fonctions le mardi 5 mai 2026, à Brazzaville, à l’issue de la passation de service avec son illustre prédécesseur, Raymond Zéphirin Mboulou, qui a occupé ce poste, en deux phases, pendant pratiquement 13 ans. Dès son mot d’investiture, à la cérémonie de passation de service, Jean Olessongo Ondaye, officier général des F.a.c (Force armées congolaises), s’est attaqué à la question du passeport. Il s’est engagé entre autres, à «travailler à ce que le passeport cesse d’être perçu comme un document de luxe, sous mon magistère». Liant la parole à l’acte, il a remercié, quelques jours après, le chef du Département des migrations et du contrôle des étrangers, le colonel-major Louis-Marie Tondo, pour le remplacer par le colonel-major Ngakosso, qui assure l’intérim.

Finis la recréation et le désordre au Ministère de l’intérieur et de la décentralisation. Place au travail, à la rigueur et à la discipline, trois des principaux chevaux de bataille du nouveau ministre, le général Olessongo Ondaye. Après avoir exprimé sa gratitude au Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, et au Premier ministre Anatole Collinet Makosso, pour l’avoir appelé à servir son pays au sein du gouvernement de la République, il a, dans son allocution de circonstance, décliné ses priorités essentielles qui seront au cœur de son action à la tête du Ministère de l’intérieur et de la décentralisation.
Il s’agira notamment de faciliter l’accès au passeport, une question qui a toujours torturé les méninges de ses compatriotes, alors que c’est un document que l’Etat doit mettre à la disposition des citoyens, dès lors que les critères d’établissement sont remplis. Pour lui, il faut tout mettre en œuvre «à ce que le passeport cesse d’être perçu comme un document de luxe».
Jean Olessongo Ondaye et Raymond Zéphirin Mboulou
Autre axe de travail, la sécurité publique: il entend «pérenniser la paix au Congo, en rétablissant «la sûreté, la tranquillité publique, l’amour du bien commun, l’amour de la patrie et assurer la protection des personnes et des biens». La paix passe également dans la poursuite de «la lutte contre le grand banditisme qui sévit sur l’ensemble du territoire national, au grand désarroi de la population». L’objectif visé est de faire à ce que le Congo «demeure un havre de paix et de stabilité, dans un environnement sous-régional fragile». Le nouveau ministre de l’intérieur n’a pas oublié les Conseils départementaux et municipaux, qui évoluent en dents de scie. Il a promis se pencher sur leur situation, «pour trouver des solutions idoines».
A l’endroit des services de sécurité intérieure, il a demandé, entre autres, de faire preuve «d’exemplarité dans leurs comportements, dans un esprit d’intégrité et de loyauté, afin de consolider la confiance entre les forces de sécurité et la population». A cet effet, Jean Olessongo Ondaye a tendu sa main à «ses chers compatriotes, pour une collaboration franche, directe et sincère». Pour leur part, les administrations impliquées dans la gestion électorale ont été invitées à se mettre résolution au travail pour la préparation des élections législatives et locales.
Jean Olessongo Ondaye
En officier général incarnant la rigueur et l’ardeur au travail, il a dévoilé les interdits auxquels il est «professionnellement  allergique»: «Je suis allergique à la paresse et  la nonchalance dans l’exécution des tâches assignées; je suis allergique au déficit de collaboration entre les cadres et, surtout, au manque d’initiatives; je suis allergique à la désobéissance et au manque de respect aux autorités établies; je suis allergique à l’insécurité envers les populations et envers les paisibles citoyens; enfin, je suis allergique à toute sorte d’antivaleurs». Bref, il a demandé à l’ensemble du personnel sous tutelle, «à quelques niveaux que ce soit à travailler à ce que son comportement soit en conformité avec les principes et lois établies».
Il reste maintenant à voir si l’ancien commandant de zone militaire et ancien officier d’ordonnance du Président de la République sera fidèle à sa parole, tout au long de son séjour au gouvernement. Les Congolais étant habitués à entendre les promesses de toutes sortes et à voir le contraire.
Hervé EKIRONO

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