In memoriam

Septième anniversaire de la disparition
de Placide Lenga

5 septembre 2019 – 5 septembre 2026, il y a sept ans que nous quittait Placide Lenga, premier président émérite de la Cour suprême, à l’âge de 80 ans, en Afrique du Sud où il fut évacué pour cause de maladie. Grand commis de l’Etat qu’il a servi, tout au long de sa vie professionnelle de magistrat et d’enseignant du droit, avec loyauté et dévouement, il fut inhumé le 21 septembre 2019, dans un mausolée sur sa propriété de Yalavounga, un village non loin de Kinkala, dans le Département du Pool, après un hommage officiel et solennel, le 20 septembre, au Palais des congrès de Brazzaville, sous le très haut patronage du Président de la République Denis Sassou-Nguesso, en présence des corps constitués nationaux.

Plus qu’un magistrat chevronné et passionné du droit, du haut de sa longue expérience, Placide Lenga fut un patriarche qui ne tarissait pas de conseils et d’éclairages, pour ceux qui venaient le consulter. «La Nation tout entière pleure l’un de ses dignes fils, Placide Lenga, l’un de nos éternels premiers présidents à la Cour suprême. Tu as formé tant de magistrats qui reconnaissent ton droit de maître; tu étais le maître des maîtres; tu étais un père pour beaucoup de jeunes magistrats, un aîné respecté pour ceux de ma génération; tu étais tout cela. Maintenant, tu peux t’en aller en paix», tel est l’extrait de l’hommage que lui avait rendu son successeur à la tête de la Cour suprême, Henri Bouka.
Le Président Denis Sassou-Nguesso (au milieu), Pierre Ngolo, président du sénat (à gauche) et Isidore Mvouba, président de l’assemblée nationale
Le Chef de l’Etat s’inclinant devant la dépouille de celui qui fut aussi son bien aimé aîné à l’Ecole de Mbounda
Né le 5 décembre 1939, Placide Lenga a étudié à l’Ecole de Mbounda, près de Dolisie, puis au Lycée Pierre Savorgnan De Brazza, à Brazzaville, et en France pour les études supérieures. Magistrat formé à Toulouse et à Paris, diplômé également en histoire et détenteur d’un Capa (Certificat d’aptitude à la profession d’avocat), il débuta sa carrière professionnelle à l’époque coloniale. Il fut affecté en A.o.f (Afrique occidentale française), notamment au Sénégal, puis en A.e.f (Afrique équatoriale française), précisément en Centrafrique, avant de commencer sa carrière au Congo, en 1959, comme procureur de la République à Dolisie.

Après l’indépendance et l’institutionnalisation du pouvoir judiciaire au Congo, il poursuivi sa carrière de magistrat en exerçant successivement plusieurs fonctions comme procureur général près la Cour d’appel et la Cour suprême. Il enseigna à la fois à l’Université Marien Ngouabi et à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature, pour terminer sa carrière comme premier président de la Cour suprême, avant de faire valoir ses droits à la retraite en mars 2018.
A l’occasion du septième anniversaire de son rappel à Dieu, le samedi 5 septembre, Mgr Ildevert Mathurin Mouanga, évêque de Kinkala, accompagné de deux prêtres de son diocèse et deux venus de Brazzaville, a béni la tombe et tenu une séance de prière de commémoration, avec la participation de quelques membres de la famille, notamment les enfants, avant de signer le registre de deuil, devant le mausolée.

Mgr Ildevert Mathurin Mouanga signant le registre de deuil.

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