Commentaire
L’affaire André Oko-Ngakala à Kinshasa,
est-ce un incident diplomatique?
Déjà tendues par l’incident de Makotipoko, les relations entre les deux Congo traversent une période délicate où chaque fait et geste passe à la loupe de l’opinion publique, des deux côtés du Fleuve Congo, pour dénoncer toute violation ou toute atteinte pouvant survenir. C’est dans ce contexte que, dimanche 6 septembre 2026, a surgi dans les réseaux sociaux, l’affaire des menaces et de la brève détention, par la police de Kinshasa, d’André Oko-Ngakala, procureur de la République près le T.g.i (Tribunal de grande instance) de Brazzaville. Détenteur d’une autorisation de sortie, délivrée par le premier avocat près la Cour d’appel de Brazzaville, son séjour à Kinshasa, capitale de la RD Congo, était en réalité relatif à un motif privé et non à une mission officielle ou de service. Du coup, si l’incident dont il a été victime est condamnable au regard des menaces qui lui ont été proférées, il est loin d’être classé comme diplomatique entre les deux pays.
L’influent procureur de la République près le T.g.i de Brazzaville, André Oko-Ngankala, aurait été victime de menaces et d’une brève détention en commissariat de police, le dimanche 6 septembre 2026, pendant son séjour à Kinshasa. Détenteur d’un document de sa hiérarchie lui autorisant de se rendre dans la capitale de la RD Congo, dans la période du 4 au 8 septembre 2026, «pour des raisons sociales», il était donc en séjour privé.
Il s’était rendu, en effet, dans la capitale voisine, pour effectuer, entre autres, le recouvrement de ses loyers immobiliers. Ce qui indique que le magistrat congolais mène des affaires commerciales de l’autre côté du fleuve, comme beaucoup de hauts-fonctionnaires congolais d’ailleurs. Confronté à des locataires insolvables, il aurait monté le ton contre eux, les menaçant d’expulsion. Etant dans un environnement social qui ne lui est pas favorable, la violence verbale s’est retournée contre lui et il aurait été arrêté par la police. Certains témoignages rapportent qu’il aurait subi des menaces agressives et qu’une arme aurait même été pointée contre lui. D’après ce qui se dit aussi, il aurait été remis en liberté, à la suite de l’intervention des autorités de son pays auprès des autorités de la RD Congo.











