Journée internationale de l’alphabétisation

Jean-Luc Mouthou évoque les progrès
du Congo, dans l’objectif «zéro analphabète»

La communauté internationale célèbre, le mardi 8 septembre 2026, la 60ème Journée internationale de l’alphabétisation. Dans le message qu’il a publié à la veille de cette journée, Jean-Luc Mouthou, ministre de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, évoque les avancées, réalisées par le Congo sur le chemin de l’alphabétisation vers l’objectif «zéro analphabète», mais reconnaît qu’il y a encore d’énormes défis à relever.

L’alphabétisation, il sied de le rappeler, est bien plus que la capacité de lire, écrire et compter, c’est une porte ouverte sur la dignité, l’autonomie, la citoyenneté et le développement personnel des citoyens. «C’est pourquoi notre conception de l’alphabétisation doit, désormais, s’inscrire dans une logique d’apprentissage tout au long de la vie, intégrant les compétences numériques, l’éducation aux médias, l’éducation à la citoyenneté, le développement durable et les compétences nécessaires à l’insertion professionnelle», a précisé le ministre Mouthou.
Jean-Luc Mouthou
La célébration de cette journée marque, cette année, six décennies d’engagement de la communauté internationale en faveur de l’alphabétisation, de la lutte contre l’ignorance et de la construction de sociétés plus justes, plus inclusives et plus prospères. Malgré le fait que des centaines de millions de jeunes et d’adultes sont encore privés des compétences fondamentales en lecture, en écriture et en calcul, le Congo présente un taux d’alphabétisme des personnes âgées de 15 ans et plus, estimé à plus de 80%. «Cette journée nous rappelle une exigence fondamentale: le droit de chaque femme et chaque homme à apprendre, à se former et à développer ses capacités tout au long de la vie», a reconnu le ministre de l’enseignement général.
L’Unesco la célèbre le soixantenaire de cette journée, sous le thème: «Alphabétisation pour les personnes, la planète et la prospérité». A travers ce thème, l’agence onusienne nous interpelle sur le rôle capital de l’alphabétisation, qui est à la fois un investissement dans l’être humain, un instrument de protection de notre environnement et un levier de prospérité collective.
Dans une salle de classe du Centre d’alphabétisation Maman Elombé, à Talangaï (Brazzaville).
Dans un monde où les mutations technologiques, économiques et environnementales bouleversent les modes de vie et de travail, aucun pays ne peut prétendre au développement durable, si une partie de sa population demeure privée des savoirs et des compétences fondamentales. C’est dans cette optique que le Congo adhère progressivement à cette idéologie, à travers le maillage, sur l’ensemble du territoire national, des centres de rescolarisation, d’alphabétisation et de post-alpha. Le Congo compte aujourd’hui 183 centres d’alphabétisation, 109 centres de rescolarisation, 8 centres de post-alphabétisation et 64 écoles orales destinées aux apprenants autochtones.
De nouveaux centres d’alphabétisation en perspective
Dans le cadre de la poursuite des efforts en faveur de l’alphabétisation des couches sociales défavorisées, le gouvernement entrevoit, au cours de l’année pédago-andragogique 2026-2027, l’ouverture de nouveaux centres d’alphabétisation destinés aux peuples autochtones. Il s’agit du Centre Ngoulayo, à Djambala (Département des Plateaux); du Centre de Kifoulou, dans le District de Tsiaki (Département de la Bouenza) et du Centre de Doudou, dans le District de Mayéyé (Département de la Lékoumou).
Dans le même sillage, le gouvernement a créé le Lycée d’alphabétisation de Moukoundzi-Ngouaka, à Brazzaville, qui accueillera, dès la rentrée pédago-andragogique de cette année, des apprenants désireux de poursuivre et de consolider leurs apprentissages. Trois centres de post-alphabétisation du premier cycle du secondaire sont également envisagés à Loango marine, à Pointe-Noire, et au Plateau des 15 ans, à Brazzaville, ainsi qu’à Ouesso, dans la Sangha. «Ces initiatives traduisent la volonté du gouvernement de rapprocher davantage l’éducation des populations et de faire de notre système éducatif toujours plus inclusif, équitable et adapté aux besoins de notre société. Combattre l’analphabétisme et l’illettrisme, c’est investir dans l’avenir de notre pays», a mentionné le ministre de l’enseignement préscolaire. Urbain NZABANI

Reportage de Vox Tv

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