«Une bonne santé à la naissance, pour un avenir plein d’espoir», c’est sur ce thème que l’humanité a célébré, lundi 7 avril 2025, la journée mondiale de la santé. A Brazzaville, la capitale congolaise, plusieurs activités ont été organisées à cette occasion, comme la marche sportive, la diffusion d’une déclaration gouvernementale par le ministre de la santé et de la population. La célébration officielle de cette journée a eu lieu à l’Hôpital mère enfant Blanche Gomès et a donné lieu au lancement de la campagne annuelle sur la santé maternelle et néonatale.
Une occasion d’inviter les gouvernements et le monde de la santé à redoubler d’efforts pour mettre fin aux décès maternels et néonatals évitables, et à privilégier la santé et le bien-être des femmes à plus long terme. Sous le patronage du ministre de la santé et de la population, le prof Jean-Rosaire Ibara, réhaussée de la présence du directeur régional par intérim de l’O.m.s Afrique, le Dr Chikwe Ihekweazu, du représentant de l’O.m.s, le Dr Vincent Dossou Sodjinou, des chefs d’agence du système des Nations unies au Congo et de plusieurs autres personnalités, la célébration de la journée mondiale de la santé a revêtu un caractère particulier au Congo, avec la participation du personnel de santé de l’hôpital abritant l’évènement.

Le ministre Ibara a souligné l’importance cruciale d’investir dans la santé des nouveau-nés et des mères: «Garantir une bonne santé dès la naissance est le fondement d’un avenir prospère pour notre nation. Chaque enfant mérite de commencer sa vie dans les meilleures conditions possibles». Cette journée s’inscrit dans le cadre des efforts continus du gouvernement, d’améliorer les indicateurs de santé du pays, particulièrement en ce qui concerne la réduction de la mortalité maternelle et infantile, a-t-il dit en substance.
Pour le représentant par intérim de l’O.m.s Afrique, une bonne santé à la naissance pour un avenir plein d’espoir, n’est plus qu’un slogan, mais plutôt un appel à l’action, un rappel que chaque mère et nouveau-né méritent un meilleur état de santé possible. «20 mères et 120 nouveaux nés perdent la vie toutes les heures dans la région Afrique, pour la plupart des cas de causes évitables. Cela fait 178 mille décès maternels et un million de décès néonatals chaque année», un tableau triste qui invite véritablement à l’action de prise en charge de la mère et de l’enfant, pour espérer atteindre les objectifs de développement durable à l’horizon 2030.
Une bonne santé à la naissance est la clé d’un avenir plus radieux, pour les mères, leurs enfants et la société toute entière. A cette occasion, la représentation de l’O.m.s au Congo a procédé à une remise officielle de médicaments et d’équipements médicaux au ministre de la santé et de la population, renforçant ainsi l’engagement de l’O.m.s dans l’amélioration de la santé maternelle et infantile au Congo.
A l’issue de cette cérémonie, le ministre de la santé et de la population et les autres officiels ont visité différents types de stands d’exposition dressé dans la cour de l’hôpital: des présentations d’outils et articles de santé, des stands animés par diverses structures de santé ainsi que par les partenaires techniques et financiers de la santé publique au Congo. Cette exposition a permis de mettre en lumière l’ensemble de l’écosystème de santé publique du Congo.
Urbain NZABANI









