Coopération Congo – Union européenne – France
Enfin, le Projet Mosala a
lancé sa première cohorte de formation
Alors que la convention de financement avait été signée le 9 janvier 2024 entre le Congo et la France, le Projet Mossala, qui vise à accompagner les jeunes dans leur parcours d’insertion professionnelle et à couvrir les besoins des employeurs en ressources humaines qualifiées, a lancé sa première cohorte de formation, composée de 336 jeunes, mardi 18 août 2026 à Brazzaville, lors d’une cérémonie à l’Hôtel Radisson Blu, sous le patronage de Rodrigue Charles Malanda-Samba, ministre de l’emploi, de l’entrepreneuriat et de la formation qualifiante, en présence de ses collègues, Gustave Fulgence René Adicolle Goum, ministre de l’enseignement technique et professionnel, Juste-Désiré Mondélé, ministre de l’assainissement urbain, du développement local et de l’entretien routier, et Hugues Ngouélondélé, ministre en charge de la jeunesse, ainsi que d’Anne Marchal, ambassadeure de l’Union européenne, Claire Bodonyi, ambassadeure de France, et de plusieurs invités.
Selon le coordonnateur du Projet Mosala, Corneille Moukala Moukoko, «le Congo fait face à des défis innombrables en matière d’accès des jeunes à l’emploi, à cause de l’étroitesse du marché du travail». Il a présenté ce projet comme «un instrument pilote de la nouvelle politique nationale de l’emploi, de l’entrepreneuriat et de la formation qualifiante». Dans sa phase pilote, le projet prévoit cinq actions de formation. Il doit «contribuer à l’amélioration de l’employabilité et de l’insertion professionnelle des jeunes», grâce à des compétences adaptées au marché du travail, avec une attention aux jeunes femmes et aux personnes vulnérables. S’adressant aux jeunes, il a conclu sur une note d’espoir: «Mosala ne sera pas un leurre. Mosala sera une réussite».

Pour Anne Marchal, derrière ce mot simple qu’est mosala se trouve une ambition essentielle: permettre à chaque jeune congolais de construire son avenir, grâce à des compétences utiles et adaptées aux réalités du marché du travail. «Il ne s’agit pas seulement de transmettre du savoir-faire, mais de préparer à l’emploi, à l’entrepreneuriat et à l’autonomie. En somme, il s’agit de former pour transformer», a-t-elle déclaré.

Dans son discours de lancement de la première cohorte, le ministre Rodrigue Charles Malanda Samba a appelé les bénéficiaires à «cultiver l’excellence, la rigueur méthodologique, l’esprit d’innovation et la discipline professionnelle», estimant que leurs compétences devront se traduire par «des projets entrepreneuriaux, générateurs de richesses et d’emplois». Selon lui, «l’avenir économique de notre Nation ne reposera plus exclusivement sur ses ressources naturelles. Elle dépendra aussi de la qualité de son capital humain». «Former aujourd’hui, c’est conférer à chaque jeune la capacité d’être acteur, innovateur et catalyseur du développement national», a-t-il conclu.

Rappelons que les conventions de financement, en don, du projet de renforcement de l’adéquation entre la formation et l’emploi, dénommé en lingala «Mosala», qui soutiendra l’insertion professionnelle d’au moins 5000 jeunes jusqu’en 2029, s’élèvent à un montant total de 10,3 millions d’euros ((6.756.357.100 milliards de francs Cfa), financé à travers le C2d (Contrat de désendettement et de développement) pour un montant de 7,5 millions d’euros, et par une délégation de fonds consentie par l’Union européenne à l’A.f.d (Agence française de développement) et mis à disposition de la République du Congo, pour un montant de 2,8 millions d’euros. Roland KOULOUNGOU











