On ne le dira jamais assez, la misère bat son plein dans notre pays. La vie quotidienne est un parcours du combattant pour une vaste majorité de Congolais, dans les villes comme en campagne. Les prix des denrées alimentaires ont grimpé. La crise récurrente du carburant et les coupures d’électricité expliquent, pour beaucoup, cette tendance à l’inflation des prix. Les salariés ont des salaires qui ne leur permettent de tenir que pendant deux ou trois semaines dans le mois. Après, il faut se débrouiller. Les jeunes au chômage comptent sur les parents pour vivre. Tout le monde tire le diable par la queue pour survivre. Les taux de morbidité et de mortalité ont augmenté. Dans les familles, on a de plus en plus des gens qui sont durablement malades et des deuils qui surviennent à un rythme inquiétant.
A en croire nos amis communs Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu, les Congolais n’ont plus la sérénité d’antan. Il faut se débrouiller pour vivre et pour certains, tous les moyens sont bons. Le gouvernement semble dépassé par les événements et ne compte plus que sur la capacité de résilience des populations, pour donner l’impression que tout va bien. La Justice n’arrive pas à juger les présumés grands voleurs qui dilapident l’argent de l’Etat au Trésor public. Mais, voyez le trésor de force déployé pour arrêter un pédéraste. Dans cet environnement social où chacun est condamné à la survie, le respect de l’être humain est de plus en plus remis en cause. Pourtant, c’est ce qu’il y a de plus important.
A propos de la misère qui va in crescendo, Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu nous rappellent encore ce qui suit: «La misère commence là où sévit le non-respect des droits de l’homme. La misère n’est plus une fatalité. C’est une maladie du corps social, condamnée à disparaître. La misère est l’œuvre des hommes et seuls les hommes peuvent la détruire. La misère est une violation des droits de l’homme et une atteinte à la dignité humaine. La lutte contre la misère est un devoir sacré fondé sur le respect de l’égale dignité de tous les êtres humains. Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, il faut s’unir pour la combattre, la refuser et résister à l’inacceptable», dixit un prêtre Polonais le Père Joseph Wresinski.
Mais toujours selon Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu, certains de nos compatriotes laudateurs ne voient pas cette misère. Pour eux, tout va bien, «ebonga, ebonga te, toujours meilleur». Les délestages d’électricité et le manque d’eau courante, le manque de soins médicaux, le chômage des jeunes, le calvaire des retraités qui courent après leurs arriérés de pension et la galère des fonctionnaires qui perçoivent par à-coup leurs salaires ne sont que des fabulations. C’est de la simple démagogie prônée par les aigris ou les assoiffés de pouvoir (sic). Le problème est que ça fait cinq ou dix ans que ça dure. Or, un gouvernement, c’est fait pour régler les problèmes du peuple. Mais, pour cela, il faut de la compétence, de la sagesse, de la persévérance, de la tolérance, de l’esprit d’ouverture, du travail d’équipe et non des guerres de clans. Comprenne qui pourra. A bientôt!

Diag-Lemba.

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