C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication)

La Majorité présidentielle appelle à assainir
le débat politique

Le bureau du C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication) a poursuivi ses rencontres citoyennes avec la classe politique, afin de promouvoir une communication électorale responsable et prévenir toute dérive susceptible de fragiliser la cohésion nationale. Ainsi, jeudi 12 février 2026, le président Médard Milandou Nsonga, accompagné des deux membres du bureau et du haut-conseiller Raymond Obambé-Olassa, était face à la délégation de la Majorité présidentielle conduite par le ministre d’Etat Alphonse Claude N’Silou, accompagné du ministre Juste-Désiré Mondélé, du député Faustin Elenga et de plusieurs autres cadres et parlementaires. Devant le bureau du C.s.l.c, la délégation de la Majorité présidentielle a déploré les propos insultants et diffamatoires qui déshonorent le débat politique. La rencontre s’est déroulée au siège national du P.c.t, au centre-ville de Brazzaville.

À l’approche de l’ouverture de la campagne électorale, à partir du 28 février 2026, le C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication) renforce son rôle de régulateur de la communication, dans le but de préserver la paix, l’unité nationale et la stabilité du pays, en appelant les acteurs politiques à la responsabilité. Depuis le 27 janvier dernier, son bureau mène une série de consultations citoyennes, dont l’objectif est aussi de recueillir leurs doléances.
La délégation de la Majorité présidentielle face au bureau du C.s.l
La délégation du C.s.l
Ainsi, au nom de la Majorité présidentielle, le ministre d’Etat Alphonse Claude N’Silou a souligné la nécessité d’assainir le débat politique. Les discussions ont porté sur la préservation d’un débat démocratique équilibré et respectueux des uns et des autres, en cette période électorale. «Ce qui déshonore la politique, ce sont les insultes et les propos diffamatoires», a-t-il déploré. Mais, il demeure optimiste sur le bon déroulement du scrutin. «Nous sommes confiants quant à la tenue d’une élection dans un climat apaisé», a-t-il affirmé.
Fidèle à sa ligne de conduite, Médard Milandou Nsonga a réaffirmé son appel à la responsabilité collective: «Tous pour une élection présidentielle apaisée, pas de discours de haine, préservons la cohésion sociale et l’unité nationale». Il a, également, évoqué les préoccupations soulevées par les partis de l’opposition, notamment les accusations de traitement médiatique jugé très favorable aux partis de la majorité dans les médias publics, notamment à la télévision et à la radio nationales, au détriment des formations politiques de l’opposition.
L’échange entre les deux délégations
Répondant à cette préoccupation, le ministre Juste-Désiré Mondélé a tenu à dissiper toute velléité de discrimination à l’égard des autres forces politiques: «Certains nous accusent de vouloir restreindre l’accès aux médias pour d’autres partis. Or, il existe à la fois des médias publics et privés, ces derniers étant majoritaires dans notre pays. Comment pourrait-on en interdire l’accès, y compris aux médias internationaux ou privés?». Il a, ensuite, insisté sur la nécessité de dépasser les accusations réciproques: «Les reproches mutuels ne font pas avancer le débat. Nous prônons l’apaisement et l’équité dans la couverture médiatique et tenons à affirmer que votre message a été pleinement pris en compte».
Notons que cette rencontre du C.s.l.c avec les partis de la majorité présidentielle constitue la dernière étape du cycle de consultations citoyennes, consacré aux acteurs politiques. «Dans les prochains jours, le tour reviendra aux responsables des médias publics et privés, afin de prévenir tout dérapage médiatique ou verbal», a promis le président du C.s.l.c.
Roland KOULOUNGOU

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