Le cadre d’action intégré de la gouvernance publique a été finalisé lors d’un atelier ouvert mardi 1er avril 2025, à Brazzaville, par le ministre du contrôle d’État, de la qualité du service public et de la lutte contre les antivaleurs, Gilbert Mokoki, en présence du ministre d’Etat Firmin Ayessa, ministre de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, de Mme Ghislaine Ingrid Olga Ebouka-Babackas, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, de Ludovic Ngatsé, ministre de l’économie, du plan, et de l’intégration régionale, de Léon-Juste Ibombo, ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, de Mme Emilienne Raoul, présidente du Cese (Conseil économique, social et environnemental), de Valère Gabriel Etéka-Yemet, président de la Commission nationale des droits de l’homme, Joseph Mana Fouafoua, président de la C.n.t.r (Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques) et Mme Adama-Dian Barry, représentante-résidente du Pnud au Congo.
Dans le but de renforcer le contrôle dans les actions de gouvernance publique, il a été mis en place, avec le concours des partenaires internationaux, notamment le P.n.u.d (Programme des Nations unies pour le développement), un cadre d’action intégré de la gouvernance publique qui «représente un mécanisme stratégique qui va non seulement renforcer l’efficacité de l’administration publique, mais aussi restaurer la confiance des citoyens envers leurs institutions. Il s’agit d’un outil pour rendre les services publics plus accessibles, plus efficients et surtout plus intègres», comme l’a dit Gilbert Mokoki dans son allocution d’ouverture de l’atelier.
Cet événement marque une étape importante dans la révision et l’amélioration de la gouvernance publique au Congo, en vue d’assurer la transparence, la qualité du service public et de lutter efficacement contre les antivaleurs. Le C.a.i.g.p, qui a pour objectif de mettre en place une politique publique cohérente et intégrée en matière de gouvernance, est un projet phare dans le cadre des réformes entreprises par l’État congolais. Il vise à renforcer la capacité de l’administration publique à offrir des services de qualité aux citoyens et à combattre les pratiques néfastes qui entravent le bon fonctionnement de l’État.
Dans son discours d’ouverture de l’atelier qui se tient jusqu’au jeudi 10 avril, Gilbert Mokoki a insisté sur l’importance cruciale de cette initiative pour la modernisation de l’administration publique et la lutte contre la corruption. Il a affirmé que la mise en place de ce cadre d’action permettra d’établir un véritable contrôle des performances et une évaluation continue des politiques publiques, afin d’atteindre les objectifs du gouvernement en matière de développement durable.
Pour sa part, Mme Adama-Dian Barry a souligné l’importance de la collaboration entre le gouvernement congolais et le Pnud. Elle a précisé que cette initiative s’inscrit pleinement dans les priorités du Pnud en matière de gouvernance et de développement institutionnel. Selon elle, le succès de ce cadre d’action dépendra de l’engagement des acteurs publics et de la mobilisation de toutes les parties prenantes pour garantir une mise en œuvre efficace et durable. Elle a félicité le gouvernement et les corps constitués pour les avancées significatives engrangées ces derniers mois ayant permis la disponibilité d’une vision stratégique claire et ambitieuse de la réforme, traduite dans un plan stratégique dont la formulation a impliqué tous les acteurs de l’administration publique. Elle a relevé, par ailleurs, la pertinence de la loi d’orientation sur la réforme de l’Etat qui a délimité le périmètre de la réforme, en définissant ses mécanismes de pilotage, tout en indiquant les poches de ressources pouvant être mises à profit pour accompagner la mise en œuvre de cette ambition.
Joseph MWISSI NKIENI









