P.a.r (Parti pour l’action de la république mâ)

Anguios Nganguia-Engambé en défenseur
de la liberté d’exercice politique

Dans une déclaration qu’il a publiée lundi 19 janvier 2026, à Brazzaville, Anguios Nganguia-Engambé, président du P.a.r (Parti pour l’action de la république mâ), ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016, candidat élu par les primaires démocratiques au sein du parti à l’élection présidentielle du 22 mars 2026 en République du Congo, défend le libre exercice de la politique, en rappelant l’article 27 de la Constitution du 25 octobre 2015. Ci-après l’intégralité de sa déclaration.

«D’emblée, nous tenons à rappeler que la politique est l’affaire des politiciens et donc des civils. Lorsqu’un officier de la Force publique veut s’engager en politique, il doit d’abord se mettre en réserve de la Force publique, car c’est le statut de réserviste qui est compatible avec la vie civile et politique. Mais, on ne peut pas être un officier d’active et se mêler de politique. La politique ne se fait pas dans les casernes, ni dans les écoles, les domiciles, les lieux de culte encore moins dans les marchés, mais plutôt dans les lieux et places publics, les rues et avenues, en respectant l’ordre public, conformément aux lois de la République.
Les leaders politiques de l’opposition congolaise ne sont pas responsables des dérapages du pouvoir, qui refuse aux partis et aux associations, l’autorisation d’organiser leurs manifestations sur les places publiques. Le seul motif qui peut concourir à refuser l’autorisation de manifestation publique, c’est l’atteinte à l’ordre public, mais pas le fait de critiquer les gouvernants. Interdire à l’opposition d’organiser les manifestations publiques sous prétexte qu’elle critique le Président de la République et son gouvernement est une violation grave de la Constitution du 25 octobre 2015 et des instruments juridiques internationaux ratifiés par le Congo.
La déclaration du président du P.a.r
L’Article 25 de notre Constitution reconnaît à tout citoyen, «le droit d’exprimer et de diffuser librement son opinion par la parole, l’écrit, l’image ou par tout autre moyen de communication. La liberté de l’information et de la communication est garantie. Elle s’exerce dans le respect de la loi». Il s’agit là du droit à la liberté d’expression qui est fondamental à l’exercice des droits civils et politiques dont jouissent les citoyens congolais de par la Constitution de leur pays. Et l’article 27 précise que «l’Etat reconnaît et garantit, dans les conditions fixées par la loi, les libertés d’association, de réunion, de cortège et de manifestation».
J’en appelle donc au Président de la République, garant de l’unité nationale, de la continuité de l’Etat, de l’autorité publique et de la sécurité des personnes et des biens, de ne pas se laisser déborder par le zèle liberticide de ceux qu’il appelle à son service. La République du Congo est un pays de démocratie, de justice, de liberté et d’ordre public. La dévolution du pouvoir y est consacrée par des élections libres, transparentes et équitables.
Par ailleurs, nous sommes conscients que la situation survenue dans le Pool préoccupe la Nation congolaise entière, pas seulement les populations de ce département. La recherche de toute solution pouvant aider à remédier cette situation doit revêtir un caractère national, même si les ressortissants ont leur mot à dire. A ce sujet, le silence du gouvernement est inquiétant, une semaine après la survenue des incidents dramatiques qui ont causé des pertes de vies humaines dont des civils innocents».

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