Commentaire
Les sanctions de la Fécohand provoquent
un tollé dans les milieux du handball
Le Comité exécutif de la Fécohand (Fédération congolaise de handball), a mis en application son code d’éthique, ses statuts et son règlement intérieur adoptés récemment, pour prononcer de lourdes sanctions contre les dirigeants de la Dynamique Le réveil du handball congolais du général Serge Oboa, les clubs, arbitres et techniciens qui participent au Tournoi de cohésion et de fraternité organisé du 12 au lundi 22 décembre 2025, à Brazzaville, par cette dynamique. Ces sanctions, signées le 17 décembre, ont été publiées le jeudi 18 décembre, sans qu’on ne sache l’instance qui les a diligentées. Les dirigeants des clubs ont réagi par une pétition balayant ces sanctions d’un revers de la main. C’est là l’illustration de la crise qui règne au sein du handball congolais où le syndrome de la division fait des ravages.
Suivant les sanctions prises, 75 membres des commissions de la Fécohand (arbitres, officiels de table, entraîneurs, techniciens, etc), ayant participé au Tournoi de cohésion et de fraternité sont «suspendus pour deux ans avec interdiction d’exercer les activités de handball sur toute l’étendue du territoire national». La Dynamique Le réveil du handball congolais écope d’une amende de 15 millions de francs Cfa, pour avoir organisé une activité de handball sans l’aval de la fédération. Enfin, 25 clubs participant à ce tournoi perdent leur affiliation à la fédération pendant deux ans et sont interdits d’activités de handball sur toute l’étendue du territoire national. Les cas de quatre autres sont en plein examen. Les sanctions sont signées par la présidente de la fédération.


Le moins qu’on puisse dire, c’est que les sanctions prises par le Comité exécutif de la Fécohand s’alignent sur le principe anti-démocratique de se faire justice. Or, en démocratie, on ne se fait pas justice. La forme démocratique aurait voulu que les sanctions soient prononcées par une commission de discipline ou d’éthique, à l’issue d’un processus incluant enquête et audition des concernés.
L’autre aspect est lié à la crise qui couve au sein de la Fécohand, au terme du mandat de Yan Ayessa Ndinga Yengué, en juin 2024. Tout le monde sait que l’élection de Mme Linda Ambroise Ebendzé Noumazalayi, le 16 août 2025, ne s’est pas faite dans les normes démocratiques. On a foulé au pied les décisions de la C.c.a.s (Chambres de conciliation et d’arbitrage du sport) et cette élection n’a été rendue possible que grâce au soutien du C.n.o.s.c (Comité national olympique et sportif congolais) et du Ministère en charge des sports. Le candidat lésé, Avicenne Cléoface Nzikou Bigoundou, n’avait pas eu la possibilité de voir son recours être examiné. Voilà d’ailleurs pourquoi le nouveau Comité exécutif de la Fécohand a décidé de se retirer de la C.c.a.s, en violation du code du sport institué en juillet 2023. C’est là la source des divisions qui affectent le handball congolais. Voilà qui explique en partie la création de la Dynamique Le réveil du handball congolais, par le général Serge Oboa, qui soutenait le candidat Avicenne Cléoface Nzikou Bigoundou.










