L’élection présidentielle arrive à grands pas. Elle impacte déjà la vie politique quotidienne. Les états-majors des partis et plateformes politiques s’activent à s’y préparer. Il faut souhaiter que le pays accueille cet événement complexe et sensible, dans la tranquillité des esprits, la cohésion sociale et la paix, afin d’éviter à nos populations de replonger dans l’horreur de ce qu’on a appelé la «bêtise humaine».
Au fur et à mesure qu’on s’y approche, tout donne à penser que l’art de se créer des problèmes nous piège étonnamment. Ne voyons-nous pas que les esprits commencent à s’échauffer et les faits déplorables se multiplient?
Sous le parti unique, l’ogre s’appelait «intolérance politique». Entre les assassinats politiques, les condamnations à mort iniques et les impitoyables petits matins, l’ogre aurait mangé cru plus de trois mille Congolais durant sa funeste existence.
En entrant en démocratie, les Congolais ont cru légitimement s’être mis à l’abri de ce cruel destin. Mais une démocratie sans culture de dialogue, ni équité dans la répartition de la rente nationale, empoisonnée en plus par le tribalisme, a accouché d’un ogre encore plus gourmand et donc plus cruel, appelé «bêtise humaine». A travers des milices aux noms terrifiants, encouragés par des leaders politiques aveuglés par des intérêts égoïstes, la «bêtise humaine» en a avalé de Congolais par milliers, à travers les guerres fratricides que le pays a connues depuis l’ouverture démocratique.
Quand la tension politique monte, les Congolais sont en droit d’être inquiets. Une candidature annoncée en langue maternelle par ici, une exclusion de partis politiques par-là, une jeunesse en quête de passeport qui cherche à manifester par là-bas, un avocat arrêté ou enlevé par ici, une diaspora radicalisée plus loin, les regards en chiens de faïence, les distances méfiantes, des réseaux sociaux en ébullition, l’ogre de la «bêtise humaine» prépare sa table. Il sait que le moment va bientôt venir de bouffer encore du Congolais.
Tout commence toujours par la guerre des mots. Le discours politique s’envole aux extrêmes. Evidemment, chacun dira toujours que c’est la faute de l’autre, puisque lui n’agit qu’en réaction. Mais à vrai dire, la menace est là. Au point que la société civile appelle à la retenue et à une concertation avant l’élection présidentielle. D’autres appellent au dialogue. Mais, va-t-on être attentif à ces appels?

L’HORIZON AFRICAIN

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