Gouverner, c’est prévoir, dit-on. Et dans la culture anglo-saxonne, on dit: «Time is money». L’élection présidentielle arrive. Ce qui sous-entend que le quinquennat va vers sa fin. On aurait pu goûter maintenant aux délices des efforts réalisés tout au long des cinq ans. Mais, plus que jamais, il faut se remettre à l’ouvrage: l’électricité face aux délestages redevenus récurrents; la sécurité publique face au banditisme criminel des bébés noirs et autres kulunas; l’économie nationale face à la nécessité de relever le niveau des recettes de l’Etat, pour assurer régulièrement les fins de mois; les dettes à rembourser; les infrastructures comme les routes, les stades et autres bâtiments à réhabiliter, etc. C’est comme si on n’a pas travailler durant cinq ans. Pourtant, le labeur était dur.
Plus que jamais, il faut se remettre à l’ouvrage, parce qu’on se retrouve comme à la case-départ. Faute de n’avoir pas pris le temps comme allié, il se retourne contre nous. Dans une ville comme Brazzaville la capitale, on n’en serait plus à se poser des questions sur l’électricité en 2025. On a perdu du temps par manque de conviction sur les politiques à mettre en œuvre.
Le secteur de l’électricité a été libéralisé en 2001. On ne voit pas pourquoi l’Etat devrait garder, dans ce secteur, une société opératrice nationale, qui souffre de déficit chronique dans sa gestion. La S.n.e (Société nationale d’électricité) faisait partie, depuis les années 80, des entreprises nationales du premier périmètre à privatiser, comme Hydro-Congo, l’A.t.c, etc. Trois décennies après, on a préféré la transformer en une société anonyme, avec l’Etat comme actionnaire majoritaire. E2c a été créée. Le niveau d’accès à l’électricité s’est davantage dégradé pour les populations. Construit sur endettement de l’Etat, un ouvrage aussi important que le Barrage hydroélectrique d’Imboulou est rentré dans le coma, à peine 15 ans après son entrée en service, faute de révision et d’entretien. Ses quatre moteurs ne tournent plus. Oui, on peut en ressusciter un ou deux. Mais, c’est le résultat de la gestion à la congolaise.
Dans le secteur des télécommunications, l’opérateur public, Congo-Télécom, est en concurrence avec les privés. Pourquoi dans le secteur de l’électricité on n’aurait pas des privés? Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a dit: «Changeons de mentalités». Tout un projet politique, qui devrait commencer dans les hautes sphères de l’Etat. Une gageure, au regard d’une élite dirigeante préoccupée à protéger ses intérêts individuelles! Mais, le Congo n’a pas tellement de choix, s’il veut rattraper le retard accumulé en matière de développement. Sans électricité permanente, pas de développement, sinon que le calvaire.

L’HORIZON AFRICAIN

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