Centre d’insertion et de réinsertion sociales d’Aubeville

Formation des agents pour préparer l’ouverture du centre

Le Centre d’insertion et de réinsertion sociales d’Aubeville,  situé dans le Département de la Bouenza, ouvrira ses portes sous peu, à la jeunesse congolaise. Dans ce cadre, plusieurs actions sont entreprises par le gouvernement et ses partenaires des Nations unies, comme la formation des agents de ce centre qui s’est déroulée du 23 au 25 février 2026 à Brazzaville, afin de préparer l’ouverture de ce centre.

Ouverte par Hugues Ngouéondélé, ministre de la jeunesse, des sports, de l’éducation civique, de la formation qualifiante et de l’emploi, en présence des chefs d’agences du système des Nations unies, avec à la tête, son coordonnateur-résident, Abdourahame Diallo, la formation des agents du Centre d’insertion et de réinsertion sociales d’Aubeville a duré trois jours et a été assurée par des experts locaux et ceux venus des Iles Maurice. Elle a permis revoir les curricula du centre, d’aligner les compréhensions des agents et de préparer son ouverture.
Hugues Ngouélondélé. Mme Adama-Dian Barry
Dans son mot de circonstance, la représentante du Pnud, Mme Adama-Dian Barry a souhaité que les échanges soient fructueux et bénéfiques pour un fonctionnement optimal du centre. Pour elle, ce centre représente un «véritable modèle d’engagement en faveur de la jeunesse et de son avenir». «C’est un accomplissement majeur qui aura un impact durable sur la vie de nombreux jeunes, en leur offrant des opportunités d’autonomisation», a-t-elle souligné, réitérant l’engagement du Système des Nations unies à faire en sorte que ce centre devienne «un véritable modèle de réinsertion et un tremplin pour de nouveaux horizons de prospérité pour la jeunesse». Elle a rappelé qu’un plan d’actions des Nations unies a été élaboré, en vue d’harmoniser leurs approches et de fédérer les appuis pour l’ouverture du centre d’Aubeville.
Une vue des participants à la cérémonie d’ouverture
Trois axes sous-tendent ce plan: l’opérationnalisation d’un service de prise en charge holistique; l’appui à la consolidation d’un programme pérenne, doté d’un organigramme et d’un budget national régulier et la disponibilité des dispositions pratiques, stratégiques, administratives et règlementaires pour un accompagnement efficace des jeunes à leur sortie du centre.
Ouvrant la formation, le ministre Ngouélondélé a laissé entendre que cette rencontre marque une étape décisive dans l’opérationnalisation de ce centre. «Cette formation revêt un caractère particulier, car elle s’articulera autour de la qualité du dispositif à mettre en place, pour la prise en charge des jeunes en conflit avec la loi. En formant les formateurs, nous garantissons l’harmonisation des méthodes, la rigueur des procédures ainsi que la cohérence de nos interventions», a précisé le ministre de la Jeunesse. Rappelons que ce centre, d’une capacité de quatre cents personnes, a pour vocation de soutenir les jeunes dans l’apprentissage de la citoyenneté et leur insertion professionnelle.
Urbain NZABANI

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