Ministère de l’économie forestière

Mise au point du Cabinet au sujet d’un vol d’argent au domicile de Madame la Ministre

Le Cabinet du Ministère de l’économie forestière s’étonne des interprétations erronées et des commentaires relayés sur les réseaux sociaux au sujet d’un fait relevant strictement de la vie privée de Madame la Ministre Rosalie Matondo. En effet, à la fin du mois de janvier 2026, un vol d’argent a été constaté à son domicile, à Brazzaville. Comme tout citoyen victime d’une telle situation, elle avait saisi les services de police, afin que les présumés auteurs du vol puissent être identifiés.

L’enquête de police avait abouti à l’interpellation de plusieurs suspects. Sérieusement soupçonnées d’être impliquées dans ce vol, parce qu’étant les seules présentes au domicile de Madame la ministre, au moment des faits, deux employées de maison ont été placées en garde-à-vue et déférées devant le procureur de la République qui a ouvert une information judiciaire et saisi un juge d’instruction. Depuis lors, le dossier suit son cours devant la justice, dans l’attente du procès, les deux personnes concernées étant placées en détention à la Maison d’arrêt.
Mme Rosalie Matondo, ministre de l’économie forestière
Le cabinet tient toutefois à préciser avec fermeté que le montant évoqué sur les réseaux sociaux, notamment la somme de 500 millions de francs Cfa, est totalement infondé. Ces allégations relèvent d’une campagne de désinformation et de diffamation entretenue par certains acteurs des réseaux sociaux qui, dissimulés derrière l’anonymat et l’impunité, propagent volontairement de fausses informations dans le seul but de susciter le buzz, d’alimenter la polémique et d’en tirer des bénéfices au détriment de l’honneur et de la dignité des personnalités publiques. Une telle instrumentalisation du mensonge et de la calomnie est regrettable et porte atteinte aux principes élémentaires de responsabilité et d’éthique dans l’espace public.
De source proche du dossier, le montant déclaré volé est d’environ 8 millions de francs Cfa. Cette somme se trouvait dans un sac à main placé au chevet du lit de Madame la ministre. En se rendant au travail, elle avait, malheureusement, oublié la clé de sa chambre. À son retour en fin de journée, l’une des ménagères a reconnu avoir retrouvé les clés et les lui a rendues. En rentrant dans sa chambre, elle a constaté la disparition de l’argent qui était dans le sac. Avant toute démarche officielle, elle a réuni les deux employées de maison, en les invitant à restituer l’argent, afin qu’une solution puisse être trouvée dans un cadre strictement privé. Face à leurs dénégations catégoriques, elle s’est alors résolue à saisir les services de police.
L’enquête ouverte le 30 janvier 2026 s’est appuyée sur les témoignages recueillis auprès du personnel de maison, dont les deux employées mises en cause, ainsi que sur les images des caméras de surveillance installées dans la maison. Les images ont parlé. Ce qui a conduit à leur arrestation et aux suites judiciaires actuellement en cours. Il faut aussi dire que l’une des dames a reconnu les faits. Elle est revenue avec les policiers à la maison, pour leur monter le lieu où elle aurait planqué les sous.
Le Cabinet tient aussi à signaler que, dans un esprit d’humanité et d’apaisement, Madame la ministre avait demandé à son conseil juridique d’entreprendre des démarches, en vue d’obtenir la remise en liberté des mises en cause. Une première initiative n’ayant pas abouti, elle a renouvelé cette demande après l’élection présidentielle de mars dernier, et la procédure suit actuellement son cours. Il convient de rappeler, toutefois qu’en matière pénale, le retrait de la plainte ne saurait entraîner l’arrêt des poursuites engagées, lesquelles relèvent exclusivement de l’autorité judiciaire. De surcroît, il n’appartient nullement à la victime d’un vol d’exiger la libération de personnes placées sous mandat de dépôt, par décision d’un juge d’instruction.
Le Cabinet regrette que certains relais sur les réseaux sociaux aient choisi de diffuser des informations inexactes et de porter des accusations infondées, sans prendre la peine de vérifier les faits ou de recueillir la version des personnes concernées. Il tient, enfin, à rassurer l’opinion publique qu’il s’agit exclusivement d’une affaire de nature privée, sans aucun lien avec la gestion des affaires de l’État. Malgré les attaques et les contrevérités relayées sur les réseaux sociaux, Madame la Ministre avait déjà manifesté sa volonté de faire libérer ses deux employées, en laissant à leur conscience la responsabilité morale de leurs actes.

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