Jopa (Journées panafricaines des amazones)
L’hommage aux femmes guerrières
du Royaume du Dahomey
Initiée par Sa Majesté Radji Aboudou Aziz 1er, représentant des rois du Bénin au Congo, en collaboration avec le Royaume Téké et le Royaume de Loango, les Jopa (Journées panafricaines des amazones), se sont tenues, pour leur première édition, au Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza, à Brazzaville, avec pour thème, «Sur les traces des amazones». Sous le patronage de Prince Bahamboula, ministre délégué chargé de l’industrie touristique, représentant le ministre de la culture, des arts, de l’industrie touristique et du patrimoine national, la cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du représentant des rois du Bénin au Congo, de Mme Evélyne Tchitchellé, mairesse de Pointe-Noire, en sa qualité de princesse du Royaume de Loango, Bélinda Ayessa, directrice générale du Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza, marraine de l’évènement, Jacques Akodjènou, coordonnateur du Comité d’organisation de ces journées, du représentant du ministre béninois de la culture, des arts et du patrimoine, de Frédéric Pambou, ministre de la culture et du patrimoine du Royaume de Loango, de l’écrivaine et chercheure, Eugénie Mouayini Opou, princesse du Royaume téké, etc.
Destinées à rendre hommage aux amazones, les femmes du Royaume du Dahomey (actuel Bénin) qui constituèrent, au 19ème siècle, le légendaire régiment militaire formé uniquement de femmes, les Jopa ont aussi pour mission de célébrer les femmes africaines qui, par leur engagement et influence positive, incarnent leur esprit combatif, pour l’avenir et le développement du continent. Ces journées se sont tenues du vendredi 3 au samedi 4 juillet, à travers un colloque où plusieurs communications ont été faites.
A l’ouverture, il y a eu plusieurs allocutions, sous la modération de Ramsès Mbongolo. Jacques Akodjènou a ouvert le bal. Il a invité les panélistes à enrichir les travaux de leur expertise. «Là où la femme se lève, l’humanité avance», a dit Evelyne Tchitchellé dans son allocution. «Voilà pourquoi, parler des amazones à cette tribune, c’est à mon humble avis convoquer l’histoire, notre histoire dans ce qu’elle a de plus noble et de plus exigeant. C’est en outre exhumer, arracher du silence des siècles, restituer la vérité historique de ces combattantes, trop longtemps occultées par les récits coloniaux, pour honorer leur valeur authentique», a-t-elle poursuivi.

«Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir», a dit Bélinda Ayessa dans son allocution, citant l’historien burkinabe, Joseph Ki-Zerbo. «L’Afrique a besoin de mémoire, comme le corps a besoin d’oxygène…». «Tel un rempart contre l’amnésie identitaire, nos pensées sont tournées aujourd’hui vers ces vaillantes amazones du Royaume du Dahomey, vers ces grandes reines qui ont marqué l’histoire de l’Afrique», a-t-elle poursuivi.
Ouvrant le colloque, le ministre délégué Prince Bahamboula a déclaré que les Jopa ne visent pas seulement à parler des amazones, mais à permettre aussi à l’Afrique de raconter elle-même son histoire. «Il ne s’agit pas seulement d’évoquer les amazones du Dahomey, il s’agit de redonner à l’Afrique la maîtrise de son propre récit. Il s’agit de restituer à notre continent une part essentielle de son patrimoine historique», a-t-il fait savoir, en affirmant «qu’un peuple sans histoire est un peuple sans mémoire, un peuple sans mémoire est un peuple sans identité et un peuple sans identité est un peuple qui fragilise son propre avenir».










