Musique

Simon Templar à la recherche de mécène, pour son album «Nostalgie»

Dans un contexte congolais de faible accompagnement des artistes, Simon Templar envisage la production de son album, «Nostalgie», qui comporte six titres et qui est marqué par une réflexion sur l’exil et les réalités sociales. Habitant à Moungali, le quatrième arrondissement de Brazzaville, Audie Murphy Timplar Bantsimba, de son nom à l’Etat-civil, recherche un producteur ou un mécène pouvant l’aider à produire son album. Dans un échange avec lui, il présente cet album qui n’attend plus que de sortir sur le marché de la musique.

* Simon Templar, à quel moment avez-vous compris que la musique pouvait devenir plus qu’une passion pour vous?
** D’abord, je vous remercie pour cette opportunité de m’adresser au public. La musique, pour moi, c’est d’abord une passion et c’est dans le sang. Toute ma famille était dans la musique: mon père, ma mère et ma jumelle, tout le monde était dans la chorale. À l’école primaire, une maîtresse appelée Madame Nganga avait détecté mon talent. Elle s’est rendue compte que pendant la récréation, je regroupais les amis pour chanter. Elle m’a alors intégré dans le groupe vocal de l’école qui devait représenter l’établissement lors du jeu de l’Onudi.
Après la mort de mon père, j’ai toujours gardé le goût de continuer à chanter. Cette fois-ci, c’était avec des amis dans les cabarets où nous chantions et jouions de la musique. Plus tard, nous étions dans les loges situés sur l’Avenue de la paix, comme Branco et Boomerang. Nous chantions des vieilleries des anciens orchestres.
Simon Templar
* Pourquoi avoir attendu ce moment précis pour sortir votre premier album?
** Plusieurs démarches ont été lancées depuis quelques années. Mais, je ne trouvais pas de producteur. Le travail que je faisais en dehors de la musique me prenait beaucoup de temps, du matin au soir. Je n’arrivais pas à regrouper mes amis musiciens, pour aller au studio, enregistrer l’album. J’étais aussi confronté à un manque de mécène. Avec mes très modestes moyens, je me suis arrangé d’aller en studio, chez Makunzenze, enregistrer un single intitulé «Bayini». Mais, la promotion n’a pas suivi et la chanson n’a pas marché.
Depuis 2023, je me suis engagé pour analyser ce qui n’a pas marché dans ce premier projet et corriger les erreurs, afin que l’album «Nostalgie» puisse connaître du succès. J’ai commencé l’enregistrement de cet album avec mes propres moyens depuis 2023.

* Quel message principal faites-vous passer à travers cet album?
** Le message principal que je voudrais faire passer aux fans, c’est que Simon Templar est à la recherche d’un producteur ou d’une personne de bonne foi capable de produire cet album. Quelqu’un qui peut prendre cette œuvre en main, afin que nous puissions travailler ensemble. Je demande aussi à la population brazzavilloise de soutenir Simon Templar. Prenez le temps d’écouter mon album, j’espère qu’il édifiera plusieurs familles.

* C’est quoi le message de la chanson «Nostalgie»?
** Le message de la chanson «Nostalgie» est une critique sur la perception de l’Europe par les Africains. Au fait, je critique certains Congolais qui pensent que mourir sans voir Paris est un péché. Pour moi, c’est le contraire: on est mieux dans son pays natal qu’en Europe. Donc, dans cette chanson, je raconte l’histoire d’un jeune homme qui a travaillé pendant des années, pour obtenir un billet d’avion et un visa pour l’Europe. Une fois arrivé en France, il se retrouve sans papiers et vit la honte, l’humiliation et la difficulté. Il regrette d’être parti en Europe et ne sait pas comment rentrer dans son pays, sans rien. Mon message, c’est de dire qu’on est mieux chez soi qu’ailleurs. La France est décrite comme un lieu difficile, car tout y est payant, même le sommeil. Au pays, la vie est différente. Pour ceux qui pensent que l’Europe est l’eldorado, je dis le contraire.

Le projet de couverture de l’album Nostalgie
* Vous évoquez un manque de soutien. Concrètement, comment cela se manifeste-t-il dans votre parcours?
** C’est un problème que beaucoup d’artistes rencontrent. Aujourd’hui, on peut dire que la musique au Congo est en difficulté, car il n’y a pas de producteurs ni de mécène. Par manque de producteur, je suis obligé de m’autoproduire. S’il y a des personnes de bonne foi qui peuvent soutenir mes œuvres, elles peuvent me contacter ou passer par la direction du journal L’Horizon Africain. Nous pourrons discuter et signer un contrat de partenariat, pour faire avancer le projet. La promotion demande beaucoup de moyens et de financement.
Propos recueillis par Roland KOULOUNGOU

Oh bonjour
Ravi de vous retrouver.

Inscrivez-vous pour recevoir du contenu génial dans votre boîte de réception.

Nous ne spammons pas !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici