Vie politique nationale

Hommage de la République
à Ange-Edouard Poungui

Décédé le 28 avril 2026, à l’Hôpital intercommunal de Créteil, en France, à l’âge de 84 ans, l’ancien Premier ministre, ancien sénateur et ancien député, Ange-Edouard Poungui, a été inhumé dans le village familial de Nsatou Meya, (Département de la Bouenza), après un hommage de la République, jeudi 4 juin 2026, au Palais des congrès de Brazzaville, sous le très haut patronage du Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, en présence des membres du gouvernement, dont le Premier ministre Anatole Coollinet Makosso qui a prononcé l’oraison funèbre en sa mémoire, des corps constitués nationaux, des membres de la famille, des responsables des partis politiques, des amis et connaissances.

La dépouille de l’ancien Premier ministre Ange Edouard Poungui, figure majeure de la vie politique congolaise, a été accueillie à l’Aéroport international Maya-Maya, mercredi 3 juin, en début de soirée, par le Président Denis Sassou-Nguesso, en présence du président du sénat, Pierre Ngolo, du Premier ministre Anatole Collinet Makosso, de quelques membres du gouvernement et de plusieurs personnalités politiques et administratives.
La cérémonie d’hommage de la République, jeudi 4 juin, au Palais des congrès, sous le très haut patronage du Chef de l’Etat, a réuni les dirigeants des institutions nationales, les parlementaires, les hautes autorités de l’Etat, les commandants des différents corps de la Force publique, les membres du corps diplomatiques, les autorités locales de Brazzaville, les autorités religieuses, le chef de l’opposition politique, Pascal Tsaty-Mabiala, président du Conseil national de l’U.pa.d.s, les responsables politiques de tous bords ainsi que les proches de l’illustre disparu. Elle a été marquée par la mémorable oraison funèbre lue par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso.
Ange Edouard Poungui, banquier de profession, ancien Premier ministre, ancien sénateur, ancien député.
Après avoir épilogué sur la mort, en citant plusieurs personnalités et des écrivains congolais, le chef du gouvernement a retracé le parcours de la vie de son illustre prédécesseur et aîné. «Ange Edouard Poungui a grandi dans la proximité de son grand-père paternel et de sa maman auprès de qui il a appris à aimer la terre, à rouir le manioc et à se nourrir de son sol», après sa naissance, le 4 janvier 1942, à Mouyondzi, alors qu’il devint orphelin de père, dès l’âge de 9 ans.
Après avoir évoqué son enfance, sa jeunesse, sa formation, son engagement politique dès le jeune-âge, son parcours professionnel de banquier, etc, Anatole Collinet Makosso a donné un coup d’éclairage sur la relation d’alliance entre Ange-Edouard Poungui et Denis Sassou-Nguesso. «Souvenons-nous, Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, de ce temps de jeunesse, lorsque vous aviez pris Ange Edouard Poungui, la main dans la main, l’accompagnant à la Rue Mbéti, juste là, tout près de la grande école de Poto-Poto, pour le présenter à Papa Manda et aux autres parents. N’est-ce pas vous, Excellence Monsieur le Président, qui, faisant valoir votre statut d’oncle de Maïté, fîtes fléchir Papa Manda et son épouse ainsi que les autres membres de la famille, pour qu’enfin fut acceptée l’union entre Maïté, votre nièce, et Ange-Edouard, votre ami, votre camarade, lui témoignant ainsi votre amour au nom de votre amitié; une amitié née de votre engagement militant commun pour la cause de la jeunesse et de la révolution», a-t-il indiqué, pour rappeler comment l’ancien Premier ministre avait eu comme épouse Mme Marie-Thérèse, de son surnom Maïté, qui est décédée six ans avant lui.
Denis Sassou-Nguesso, hommage à Ange Edouard Poungui
L’oraison funèbre a enchaîné avec le parcours politique jusqu’au décès. Le Premier ministre Collinet Makosso a particulièrement souligné ce qu’il a qualifié de «testament politique» laissé à la jeunesse congolaise: «Le retour au pays après l’exil, le courage de revenir sur certains choix politiques lorsque l’intérêt supérieur de la Nation l’exige et la primauté du devoir sur les clivages partisans». Selon lui, Ange-Édouard Poungui demeurera dans l’histoire, comme «un homme modéré, sage et profondément patriote».
Au cours de la cérémonie, le message du Président Denis Sassou Nguesso consigné dans le livre de condoléances a été lu par son directeur de cabinet, Florent Ntsiba. Le Chef de l’État y salue la mémoire d’un compagnon de longue date, rappelant leur parcours commun et leur contribution à la construction du Congo moderne. Il a rendu hommage à un homme de convictions dont l’action, malgré les vicissitudes de la vie politique, est demeurée guidée par l’amour de la patrie et le souci de l’intérêt général.
Anatole Collinet Makosso prononçant l’oraison funèbre
Au terme de l’hommage national, la République a exprimé sa reconnaissance à l’un de ses serviteurs les plus emblématiques. Comme l’a conclu Anatole Collinet Makosso devant une assistance recueillie: «La République vous dit merci. La Nation vous est reconnaissante».
La messe de requiem a été dite en la basilique Sainte-Anne du Congo, par Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, archevêque métropolitain de Brazzaville, et Mgr François Haliday Bouangui, évêque du Diocèse de Nkayi, avant le transfert de la dépouille à Madingou, pour l’inhumation au Village Nsatou Meya, (Département de la Bouenza) sur les terres de ses ancêtres. Sur le plan familial, Ange-Edouard Poungui est un patriarche qui laisse 8 enfants, 29 petits-fils et 5 arrières petits-fils.
Joseph MWISSI NKIENI

Oraison funèbre sur Ange Edouard Poungui

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