Journée africaine de lutte contre la corruption

Dénoncer les actes de corruption et
ne jamais payer de pot-de-vin

Le continent africain a célébré, samedi 11 juillet 2026, la Journée africaine de lutte contre la corruption sous le thème: «Intensifier la promotion de l’intégrité et la lutte contre la corruption sur le continent». A cette occasion, le président de la H.a.l.c (Haute autorité de lutte contre la corruption), Emmanuel Ollita Odongo a publié un message lu devant ses collaborateurs et le personnel de son institution, vendredi 10 juillet à son cabinet de travail à Brazzaville. A cette occasion, il a appelé ses compatriotes à dénoncer les actes de corruption et à ne jamais payer de pot-de-vin «même lorsque cela semble être la solution la plus rapide».

Instituée il y a dix ans par l’Union africaine, la Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée le 11 juillet de chaque année, pour permettre aux États membres, aux institutions nationales de contrôle et aux organisations de la société civile, de dresser le bilan et de renforcer les mécanismes de prévention contre ce fléau. Dans la déclaration qu’il a rendue publique, Emmanuel Ollita Odongo a rappelé l’un des objectifs du nouveau mandat du Président Denis Sassou-Nguesso. «Cette date n’est pas anodine. Elle commémore l’adoption, par nos Chefs d’Etat et de gouvernement, de la convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption. En signant et en ratifiant ce texte, notre pays a pris un engagement solennel: celui de bâtir une société plus juste, plus transparente où les ressources publiques servent réellement l’intérêt général et non des intérêts particuliers», a-t-il au début de sa déclaration.
Emmanuel Ollita Ondongo, président de la Halc
Puis, il a rappelé aussi ce que c’est que ce fléau. «La corruption est un fléau qui nous concerne tous. Elle n’est pas une abstraction lointaine réservée aux grands dossiers que l’on évoque dans les médias. La corruption se vit au quotidien: dans le bureau où l’on vous exige les pots de vins, pour accélérer la procédure sur l’avancement d’un dossier; dans les marchés publics attribués dans l’opacité, donc sans transparence; dans la classe où une note s’achète; dans le service de santé où l’accès aux soins dépend de ce que l’on peut payer en plus», a-t-il fait savoir.
Emmanuel Ollita Odongo a rappelé enfin la détermination du Président Denis Sassou-Nguesso à mettre un terme à ce fléau. «A la faveur de la confiance que le peuple vient de lui renouveler, le Président de la République réaffirme, aujourd’hui, sa détermination à intensifier la lutte contre ce fléau. Cela passe par:
1- le renforcement des institutions de contrôle et des organes anti-corruption, afin qu’ils disposent des moyens humains, matériels et juridiques nécessaires pour accomplir pleinement leur mission, en toute indépendance;
2- la mise en œuvre de la digitalisation des services publics, qui demeure l’un des leviers les plus efficaces, pour réduire les contacts directs propices aux pratiques de corruption et pour garantir davantage de traçabilité dans nos administrations;
3- la transparence dans la gestion des marchés publics et des finances de l’Etat, avec une exigence accrue de redevabilité de la part de tous les gestionnaires de derniers publics;
4- la protection effective des lanceurs d’alerte, car ceux qui ont le courage de dénoncer les pratiques répréhensibles doivent être protégés et non sanctionnés;
5- le renforcement de l’éducation à l’intégrité dès le plus jeune âge, dans nos écoles, afin de former une génération qui rejette naturellement la corruption comme mode de fonctionnement».

Ce faisant, le président de la H.a.l.c a appelé les Congolais à «refuser de payer ou de proposer un pot-de-vin, même lorsque cela semble être la solution la plus rapide», à «dénoncer les pratiques de corruption dont ils sont témoins, à travers le numéro 10.23, canal gratuit mis à leur disposition», et à «exiger la transparence, dans la gestion des affaires publiques de leurs communes, leurs quartiers, leur établissement scolaire et, surtout, à transmettre à leurs enfants les valeurs d’honnêteté, de mérite et d’intégrité». Chrysostome FOUCK ZONZEKA

Reportage de Vox Tv

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