Mossendjo a connu un drame, celui de la mort, mardi 30 juin 2026, à Moulimba, une forêt du village Boutedi, à une quinzaine de kilomètres au Nord-Ouest de la ville de Mossendjo, dans le Département du Niari, d’une dame répondant au nom de Clarisse Mapembé, tuée par un éléphant. Ce énième incident du genre pose, une fois de plus, le sempiternel problème de la sécurité des populations et du dédommagement des parents des victimes de pachydermes.
Clara et des voisines du quartier s’étaient rendues en forêt, pour cueillir les feuilles de marantacées, espèces de plantes herbacées dont les grosses feuilles servent à emballer les pains de manioc ou faire la cuisson à l’étouffer. Les dames se sont éparpillées, chacune occupant un coin du périmètre ciblé. Malheureusement, cet après-midi-là, le destin avait placé Clarisse au mauvais moment et au mauvais endroit. Elle se retrouve seule et impuissante, face-à-face avec un animal solitaire qui traînait dans la zone, sans doute banni par le troupeau. La prenant pour une menace, le géant mammifère la poursuit, lui assène une forte charge, la renverse au sol avant de la piétiner, pour donner le coup de grâce.
Alertées par des cris de détresse ou de désespoir émis, les autres femmes ont accouru. En vain! L’irréparable s’était déjà produit. Clarisse n’était plus en vie. Partagées entre la peur d’être attaquées elles aussi et la tristesse d’avoir perdu une des leurs que rien ne prédestinait à une fin aussi tragique que violente, les amies de Clarisse n’ont pas eu d’autres options que de rentrer au village, en pleurant bruyamment.
Le décès de Mme Mapembé pose le problème de la réparation du préjudice et le dédommagement des parents. Malheureusement très souvent, l’État congolais est accusé de se délier de ce devoir, mieux de cet impératif moral, mais surtout juridique, car il est civilement responsable au terme de l’article 1384 du code civil.
Julienne NIONGO-NZAMBA









