Lutte contre la délinquance faunique

Trois présumés braconniers armés interpellés avec de l’ivoire à Ngo et Lékana

Trois présumés braconniers ont été interpellés, le samedi 23 et le dimanche 24 mai 2026, à Lékana et Ngo, dans le Département des Plateaux, par les éléments de la gendarmerie. Ils étaient en possession d’armes à feu, dont une arme de guerre, de sept chargeurs pleins de munitions, d’une hache, d’une scie à bois ainsi que de huit morceaux d’ivoire d’un poids total estimé à plus de 31 kg.

Selon des sources proches du dossier, la première interpellation a eu lieu sur l’axe Lékana-Djambala. Les deux autres suspects, qui tentaient de prendre la fuite, ont été rattrapés le lendemain à Ngo. Ils sont soupçonnés d’avoir abattu plusieurs éléphants dans les forêts du District de Lékana.
Les trois présumés braconniers interpellés
Les objets saisis et les circonstances de leur interpellation laissent présumer l’existence d’un groupe structuré. Les suspects ne seraient pas originaires de la zone et proviendraient notamment de Gamboma (Département de la Nkéni-Alima) et de Mossaka, chef-lieu du nouveau Département du Congo-Oubangui. L’enquête se poursuit, en vue d’interpeller d’éventuels complices toujours en fuite. La Direction départementale de l’économie forestière des Plateaux a été saisie pour la suite de la procédure, avec l’appui du Palf (Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage).
Les mis en cause sont poursuivis pour abattage d’une espèce intégralement protégée, détention et circulation de trophées d’éléphants, ainsi que pour détention illégale d’armes et de munitions de guerre. Ils encourent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme et une amende pouvant atteindre cinq millions de francs Cfa, chacun, conformément à la loi.
Les objets saisis
Rappelons que, sept autres personnes avaient été présentées le 27 mai dernier au procureur de la République près le Tribunal de grande instance d’Ewo, pour des faits similaires. Elles avaient été placées en détention provisoire. Les autorités rappellent que le braconnage et le trafic de produits fauniques constituent une menace majeure pour la biodiversité et font l’objet d’une répression accrue.
Evariste LELOUSSI

Oh bonjour
Ravi de vous retrouver.

Inscrivez-vous pour recevoir du contenu génial dans votre boîte de réception.

Nous ne spammons pas !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici