Dynamique pour le réveil du handball congolais

Le gala de handball se poursuit, à
Brazzaville et à Pointe-Noire, en dépit de tout!

Inquiétudes; interrogations! Ce sont les réactions suscitées par la session du Conseil des ministres du jeudi 18 juin 2026 au niveau du handball, en parlant des «désordres qui perdurent en marge de la Fécohand», alors que tout le monde sait que le désordre est parti de la Fécohand, depuis les élections du 16 août 2025 qui se sont faites en marge de la C.c.a.s (Chambre de conciliation et d’arbitrage du sport), avec le soutien du Ministère en charge des sports, du Cnosc (Comité national olympique et sportif congolais), et d’une C.e.i (Commission électorale indépendante) dirigée depuis Tunis, par visio-conférence, par un avocat tunisien, comme si notre pays manque de compétences en la matière.

La communication faite par le ministre des sports au Conseil des ministres a été précédée par la décision d’interdire à l’Association Dynamique pour le réveil du handball congolais, de mener ses activités au Centre sportif de Makélékélé, qui dépend de l’Université Marien Ngouabi. Cette décision a été prise par la ministre de l’enseignement supérieur, Mme Edith Delphine Emmanuel née Adouki, à la demande de son collègue des sports, Hugues Ngouélondélé.
La Dynamique poursuit ses activités, comme contribution à la relance du handball
Tout le monde sait que les sanctions prises en décembre 2025, par le Comité exécutif de la Fécohand contre les dirigeants de la Dynamique, les clubs, arbitres et techniciens qui participent à ses activités sportives, sont critiquées pour être iniques et non-démocratiques. Bref, à travers ces sanctions, le Comité exécutif de la Fécohand se fait juge et partie, après avoir illégalement soustrait la fédération de l’autorité de la C.c.a.s, qui est la seule institution de conciliation et d’arbitrage reconnue par le code du sport. Le ministre des sports a laissé faire. Il n’a pas appelé la Fécohand à respecter la loi à ce sujet. En démocratie, on ne peut pas être juge et partie. Rien qu’en empiétant sur ce principe, les sanctions prononcées par le Comité exécutif de la Fécohand peuvent être taxées d’illégales et anti-démocratiques, d’autant plus que les dirigeants et clubs sanctionnés ne peuvent pas recourir à la C.c.a.s dont la Fécohand ne fait plus partie. S’il est conséquent avec lui-même, en parlant du respect des lois, le ministre Hugues Ngouélondélé devrait d’abord commencer par demander à la Fecohand de rejoindre la C.c.a.s.

Aymard Mayoulou, secrétaire général adjoint d’Inter-club handball, l’un des clubs participant aux activités de la Dynamique, s’est indigné de la décision du ministre des sports d’interdire l’accès du Centre sportif de Makélékélé à la Dynamique. «La dynamique n’est pas une organisation de bandits. Nous sommes une organisation réunissant la quasi-totalité des clubs de handball qui n’ont pas adhéré à la mise en place d’une fédération impopulaire, qui a foulé au pied les textes et les lois en vigueur, y compris même les propres textes du Ministère des sports. Je ne sais comment juger cette attitude. Je pense que c’est du barbarisme: on piétine les textes et les lois chez nous. Si le ministre veut mettre fin à cette crise, il peut bien le faire. Mais, il n’a pas la volonté, car cette crise n’est pas difficile à régler. Il y a eu élection, un candidat s’est désisté, il restait un candidat. A l’étonnement de tous, une candidate est sortie du néant et voilà d’où est partie la crise. Mais, le sport unifie, pacifie et rassemble. Je pense que le parrain de la Dynamique, le général Serges Obao, et la coordonnatrice, Madame Bouaka, sont à pied d’œuvre, pour continuer à organiser les matches, occuper les enfants, afin qu’ils ne soient pas dans l’oisiveté et ne rentrent dans la dérive des fléaux sociaux de délinquance juvénile. Vous savez que le handball a ramené beaucoup de trophées dans ce pays. Malheureusement, par ces décisions, nous sommes en train de le tuer, alors que nous savons que les textes, les lois, sont là. Mais, nous ne voulons pas les lire et les appliquer. Lors de son investiture, le Président de la République a dit qu’il veillera lui-même, sur la relance du sport. Le président de la Cour constitutionnelle avait déjà rappelé l’importance du sport. Le Président de la République doit reprendre les choses en main et taper du poing sur la table, afin que les choses marchent», a confié Aymard Mayoulou, dimanche 21 juin dernier, au Stade de l’Avenir du rail, à Ouenzé, où la Dynamique a décidé de poursuivre ses activités sportives, pour apporter sa contribution au développement du handball congolais.

Aymard Mayoulou
En attendant, tout en exprimant sa volonté de respecter les textes réglementaires, les lois et les autorités du pays, la Dynamique rassure les mordus du handball que ses activités, qui participent du principe démocratique de l’initiative citoyenne, se poursuivent, en dépit des difficultés créées par les décisions qu’elle conteste. Ainsi, dimanche 21 juin, la 9ème journée du gala de handball s’est jouée au Stade de l’Avenir du rail, à Ouenzé, pour Brazzaville, et pour Pointe-Noire, c’était la quatrième journée, dont les rencontres se sont jouées au Stade Enrico Mattei de Mvoumvou.
Urbain NZABANI
(Sur les notes de Luze Ernest Bakala)

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