Ministère des finances, du budget et du portefeuille public

La facturation électronique certifiée entre
en vigueur dès juillet 2026

Le Ministère des finances, du budget et du portefeuille public a lancé, le mardi 16 juin 2026, la campagne de sensibilisation sur le déploiement du Sfec (Système de facturation électronique certifiée) qui rentre en vigueur, en République du Congo, à partir du 1er juillet. L’annonce a été faite lors d’une cérémonie présidée par Paul Malié, directeur de cabinet du ministre des finances, du budget et du portefeuille public, en présence de Ludovic Itoua, directeur général des impôts et des domaines, des représentants des organisations patronales ainsi que des responsables d’entreprises publiques et privées.

Les autorités présentent la facturation électronique comme une étape importante dans la modernisation de l’administration fiscale congolaise. Après une phase-pilote menée avec plusieurs entreprises volontaires, le Ministère de finances a estimé que, désormais, les conditions sont réunies pour une généralisation du Sfec.
Dans son intervention, Ludovic Itoua a rappelé que la facturation électronique s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement, pour moderniser l’administration fiscale et numériser davantage les services publics. Selon lui, «le nouveau dispositif vise à renforcer la transparence des transactions économiques, améliorer la traçabilité des opérations commerciales et lutter plus efficacement contre la fraude fiscale».
Il a, également, souligné que la certification électronique des factures permettra à l’administration fiscale de disposer de données plus fiables et sécurisées, notamment pour le suivi de la T.v.a (taxe sur la valeur ajoutée), principale source de recettes fiscales de l’État.
Paul Malié (en haut à gauche), Ludovic Itoua et l’assistance pendant la cérémonie
Pour Paul Malié, cette réforme répond à une nécessité liée au fonctionnement même du système fiscal national. «Le système fiscal congolais est déclaratif. Parmi les déclarations faites, il y a celle du chiffre d’affaires, dont le point de départ est la facture», a-t-il expliqué. Selon lui, «mieux contrôler la facture revient à renforcer la qualité et la fiabilité de l’impôt collecté».
La photo de famille après le lancement de la campagne sur le Sfec
Au-delà de l’aspect technique, le Sfec traduit une évolution plus profonde de la gouvernance fiscale. Pendant longtemps, les transactions commerciales ont reposé sur des factures papier, avec les limites que cela implique en matière de conservation, de vérification et de contrôle. La dématérialisation de la facturation marque ainsi une nouvelle étape dans la transformation numérique de l’administration publique. L’ambition des pouvoirs publics est, également, d’améliorer la mobilisation des recettes intérieures, grâce à une meilleure traçabilité des activités économiques. En permettant un suivi plus précis des opérations commerciales, le système devrait contribuer à réduire certaines pratiques frauduleuses et à élargir l’assiette fiscale. Reste à savoir si cette réforme parviendra à concilier efficacité fiscale, adhésion des opérateurs économiques et modernisation durable de la relation entre l’administration et les contribuables.
Roland KOULOUNGOU

Reportage de Focus médias 242

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