M.m.a (Maison de la mémoire africaine)
Marcellin Mounzéo-Ngoyo lance la deuxième édition du dîner de travail sur Brazzaville
Capitale du Congo, certes. Pourtant, la place de Brazzaville est prépondérante non seulement dans l’histoire africaine, mais aussi l’histoire universelle. C’est ce rappel que la M.m.a (Maison de la mémoire africaine), que dirige l’écrivain-chercheur, opérateur culturel et entrepreneur congolais, Marcellin Mounzéo-Ngoyo, fera le 14 novembre 2026 à Paris (France), lors de la deuxième édition du dîner de travail dénommé: «Brazzaville, la grande capitale oubliée». L’annonce en a été faite via un communiqué que notre rédaction a pu consulter. Cette deuxième édition intervient plus d’une année après la première édition qui s’est tenue le 7 juin 2025, dans la capitale française, et qui avait réuni certaines figures de la diaspora africaine.
A la première édition, il s’est agi de remettre Brazzaville au «cœur du débat international». Et pour cause: scruter le rôle et la place de la capitale congolaise dans l’histoire mondiale. Question de retenir que Brazzaville a été, à elle seule, «la capitale de la France-Libre, le centre de gravité politique d’un monde en guerre, le théâtre du Discours de Brazzaville (1944), qui a redéfini les relations entre la France et l’Afrique, le lieu du Protocole de Brazzaville (1988) qui a contribué à l’indépendance de la Namibie et à la fin de l’apartheid», énumère le communiqué de presse.
Or, le contexte actuel est marqué par «les recompositions géopolitiques, les tensions identitaires, les défis du développement et la quête de nouveaux récits africains», rappelle la M.m.a. Face à une telle évidence, le risque d’une réécriture erronée ou même biaisée reste grand, aux dépens des adeptes de la vérité, qui voudraient en savoir davantage sur cette ville qui, par son positionnement au cœur même du Bassin du Congo, deuxième poumon écologique mondial, a un rôle plus qu’important à jouer dans la réponse à l’urgence climatique planétaire.

On comprend donc à quel point le besoin de redonner à Brazzaville son statut se fait de plus en plus pressant. Tant la M.m.a tient à «réhabiliter la mémoire de Brazzaville, réaffirmer son rôle dans l’histoire mondiale, mettre en lumière son riche patrimoine naturel et culturel, promouvoir son image et faire découvrir un pays accueillant, propice au tourisme et à l’investissement, projeter son avenir dans les dynamiques africaines et globales». La première édition s’était déroulée avec la participation de plusieurs personnalités du monde diplomatique, artistique, économique et associatif, notamment Jean-Philippe Carpentier, président du Corps consulaire de Normandie, Emmanuel Brouiller, consul honoraire du Congo à Rouen, et Armand Rémy Balloud-Tabawe, premier conseiller de l’Ambassade du Congo en France.
La deuxième édition du dîner de travail «s’inscrit dans une dynamique profonde: réhabiliter une mémoire mondiale, réaffirmer une identité collective et réinscrire Brazzaville dans les grandes conversations du 21ème siècle». C’est donc une édition qui s’annonce aussi pertinente que la première, ainsi qu’en témoigne le thème choisi: «Brazzaville a joué un rôle hier dans l’histoire du monde. Brazzaville peut encore jouer un rôle dans l’histoire d’aujourd’hui. Alors, que retenir de Brazzaville d’hier? Que retenir de Brazzaville, aujourd’hui? Quelles perspectives pour demain?». Avec pour sous-thème: «Le narratif patriotique pour restaurer l’image du Congo‑Brazzaville, attirer des partenaires et promouvoir les investissements».
Et si Brazzaville doit sortir de l’oubli international, c’est dans le noble dessein d’attirer non seulement des touristes, mais aussi et surtout des investisseurs. Il faudra donc des réflexions comme celle-ci: «Investir au Congo: utopie, réalité ou opportunité?». Par ce deuxième dîner de travail, la M.m.a réaffirme aussi son ancrage dans sa vocation originelle, à savoir: «la valorisation de la mémoire, de l’histoire et du patrimoine africain. Elle œuvre à créer des ponts entre l’Afrique, sa diaspora et le monde, et à promouvoir une réflexion stratégique sur les enjeux contemporains du continent».
John NDINGA NGOMA










