C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication)
Une conférence, pour renforcer le rôle
des médias dans la consolidation de la paix
Dans un contexte mondial marqué par la circulation accélérée de l’information et la montée des discours de désinformation, le C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication), en partenariat avec l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), a organisé, mardi 30 juin 2026, dans la salle de conférence du siège de l’A.r.p.c.e (Agence de régulation des postes et des communications électroniques) à Brazzaville, une conférence de haut niveau sur le thème: «Le rôle des médias dans l’édification d’un avenir de paix», sous le patronage de Jean Obambi, vice-président du C.s.l.c, qui a ouvert cette conférence, en présence de Fatoumata Barry Marega, représentante de l’Unesco, de la responsable du service de communication de l’A.r.p.c.e, Sarah Ahoui Ndéké, des membres du C.s.l.c, d’experts des médias, des journalistes et des étudiants.
Dans le prolongement de la journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée cette année, le 3 mai dernier, sous le thème, «Façonner un avenir en paix, promouvoir la liberté de la presse, pour les droits humains, le développement et la sécurité», le C.s.l.c a organisé une conférence, pour réfléchir sur «Le rôle des médias dans l’édification d’un avenir de paix».

Dans son mot de circonstance, Fatoumata Barry Marega a plaidé, au nom de l’Unesco, pour une information au service des peuples. S’appuyant sur l’acte constitutif de l’institution, elle a rappelé une phrase fondatrice: «Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes et des femmes, c’est dans l’esprit des hommes et des femmes que doivent être élevées les défenses de la paix». La représentante de l’Unesco a martelé que «cette paix se construit par l’éducation, la culture, les sciences, mais aussi par une information libre, crédible, pluraliste et accessible à tous».

Ouvrant les travaux, le vice-président du C.s.l.c a insisté sur la responsabilité historique des médias dans la construction du vivre-ensemble. «Les médias ne sont pas simplement des vecteurs d’information. Ils sont des architectes invisibles du vivre-ensemble», a-t-il souligné, rappelant que chaque contenu diffusé contribue à façonner les représentations sociales. Dans un contexte marqué par les tensions sociales et la fragilité de la cohésion, il a insisté sur la nécessité de considérer la paix comme un processus de construction continue: «La paix ne se décrète pas; elle se construit, pierre après pierre». Il a également mis en garde contre les dérives du sensationnalisme et les pressions politiques, appelant à une conscience professionnelle fondée sur la vérification des faits, la responsabilité sociale et l’indépendance éditoriale.

Pendant la conférence, les participants ont suivi trois communications. Le Dr Godefroy Yhomby, enseignant à l’Université Marien Ngouabi et haut-conseiller (membre du C.s.l.c), a développé le sous-thème: «Ethique, responsabilité et responsabilité sociale», sous la modération de Joachim Mbanza, ancien haut-conseiller. Le deuxième sous-thème, «Défi numérique et réseaux sociaux», a été présenté avec diaporama par le Dr Idriss Bossoto, enseignant à l’Université Marien Ngouabi, sous la modération de Rudhel Michel Nganziami, conseiller du président du C.s.l.c. Enfin, la troisième communication a porté sur «les nouvelles approches journalistiques, pour un journalisme de paix», développé par le prof Robert Ludovic Miyouna, sous la modération d’Aurélien Taty, chef de cabinet du secrétaire-comptable du C.s.l.c.

Les trois communications ont été suivies par des échanges et des contributions fort intéressants sur les sous-thèmes abordés. «Les réseaux sociaux, initialement perçus comme des outils de libération, occupent, aujourd’hui, une place centrale comme médias d’information. Cependant, avec l’augmentation exponentielle des conflits, ils sont devenus des outils stratégiques de communication, mais aussi de désinformation et de manipulation», a fait savoir le Dr Bossoto.
En clôture de la conférence, le vice-président du C.s.l.c a exhorté les participants à devenir des exemples pour les jeunes générations. Il a insisté sur la mission de socialisation des médias et sur la nécessité de tirer des leçons des échanges de la conférence.
Céleste Exaucé SINDOUSSOULOU
Extrait du discours d’ouverture de vice-président du C.s.l.c









