B.e.p.c 2026

Le report de la correction des épreuves plonge certains enseignants dans la galère

Prévue pour le 19 juillet 2026, la correction des épreuves du B.e.p.c (Brevet d’étude du premier cycle) session de juin 2026 a été reportée à une date ultérieure. Seulement, certains enseignants de l’hinterland, conviés pour la correction des copies de cet examen d’Etat, à Brazzaville,  sont dans la galère. Nous avons rencontré l’un d’entre eux, lors de la rencontre de la C.s.e.c.c (Coalition des structures des enseignants communautaires du Congo), le jeudi 30 juillet 2026, dans la cour de l’I.n.r.a.p (Institut national de recherche et d’action pédagogiques). Son histoire fait pitié!

L’un des enseignants appelés à Brazzaville pour la correction des épreuves du B.e.p.c 2026, qui a requis l’anonymat, nous a révélé son calvaire. «J’habite dans le Département de la Bouenza, je suis venu à Brazzaville depuis une semaine, pour la correction des copies du B.e.p.c. Mon nom a été retenu parmi les correcteurs choisis dans notre département. Malheureusement, pour moi, arrivé ici à Brazzaville, par mes maigres moyens, j’ai appris que la correction a été reportée à une date ultérieure. Cela me complique la tâche. J’ai non seulement supporté les frais de mon voyage, je continue à ce jour à supporter mon logement et le manger. Or, le Ministère de l’enseignement général devrait nous prendre en charge, parce que nous sommes en mission d’Etat. Hélas! On est au contraire abandonné à notre triste sort. Avec quelle force on va exécuter la mission qu’on nous a confiée? Quand je pense à ma petite famille que j’ai laissée au village, moi père de trois enfants, j’ai des soucis», a-t-il confié.
Lancement d’une épreuve, pendant une session du B.e.p
La situation de cet enseignant qui se retrouve à Brazzaville est rendu difficile par le non-paiement des arriérés de bourse. «Déjà au village, la situation est difficile. On nous doit dix mois d’arriérés de bourse. J’enseigne le français au collège, de la Sixième en Troisième. Ma bourse est de 60 mille francs Cfa par mois. Avec cet argent minime, je dois faire face à la popote, me vêtir, me déplacer et assurer les soins de santé de ma famille. Je n’arrive pas à joindre les deux bouts du mois. En plus des arriérés, vous pouvez imaginer ma situation sociale. Après cinq ans d’enseignement, dans la précarité, le gouvernement me brandit aujourd’hui le concours, pour intégrer la Fonction publique. C’est quand même méchant de la part du gouvernement, monsieur le journaliste», pense l’enseignant qui a dû trouver refuge chez un frère aîné, pour attendre l’opération de correction des copies du B.e.p.c. Propos suscités par Didace KINO

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