Publier un livre suppose le passage par une entreprise qui s’occupe de la mise en forme du texte, son impression en livre et sa diffusion. Une édition est donc une entreprise qui a pour activité principale, la transformation d’un texte en un livre imprimé ou aujourd’hui numérique. Ces activités se regroupent sous le terme de publication. Une édition est donc une entreprise de publication dont la spécificité fait qu’on l’appelle souvent «maison d’édition» ou «les éditions».

Les activités d’une entreprise d’édition consistent à recevoir un texte (manuscrit, tapuscrit, bande audio ou vidéo, illustrations, graphiques, documents, etc), d’un auteur, le lire, travailler avec l’auteur pour le corriger, faire le classement des chapitres, sous-chapitres, des compléments de rédaction ou des changements de parties entières du texte, procéder à la mise en forme finale du texte et à son montage en maquette qui sera imprimée, en trouver le code I.s.b.n (International standard book number) et/ou le code I.s.s.n («International standard serial number»/Numéro standard international normalisé), s’il s’agit d’une publication en série, rechercher une imprimerie pour l’impression quand la maison d’édition n’en possède pas, et placer le livre dans un réseau de distribution pour sa vente.
Une maison d’édition apporte aussi sa plus-value au livre qu’elle édite, par la réputation de son label. Il y en a qui considèrent qu’une bonne maison d’édition ne fait payer l’auteur à aucune étape du travail d’édition; elle accompagne l’auteur dans l’amélioration de son texte, édite le livre et accorde les droits d’auteur, une fois que le livre est mis en vente. Il s’agit ici d’un contrat classique que les maisons d’édition passent souvent avec les écrivains et les auteurs à succès. C’est ce qu’on appelle «l’édition à compte d’éditeur».
En effet, il existe en gros trois types de contrats d’édition. Les deux autres sont «l’édition à compte d’auteur» où l’auteur paye le travail de l’éditeur qui agit comme un prestataire de service, et il assure ensuite la diffusion et la promotion de son livre à ses propres frais. Au Congo, c’est ce type de contrat qui est le plus répandu.
Enfin, il y a «l’auto-édition», où l’auteur agit lui-même comme un éditeur pour publier son livre, surtout que les T.i.c (Technologies de l’information et de la communication) le permettent; il corrige lui-même son texte ou le fait par des tiers; il fait la mise en page, obtient le numéro I.s.b.n et publie son livre dont il assure la promotion. L’inconvénient est que, une fois que le livre, publié en auto-édition, est placé dans les rayons d’une librairie, il lui est difficile de rivaliser avec les livres publiés par des maisons d’édition jouissant d’une bonne réputation.
Quoiqu’il en soit, publier un livre est le rêve de tout intellectuel, quand bien même beaucoup n’osent pas franchir le pas, parce que c’est un travail de longue haleine et un parcours du combattant. De plus en plus, c’est un challenge sur le plan financier, une fois qu’on a son tapuscrit, puisque dans notre contexte, on publie souvent à compte d’auteur. Raison pour laquelle il nous faut toujours reconnaître le mérite de celui qui publie un livre. Même si être reconnaissant ne dispense pas de le critiquer, suivant ce que le contenu de son livre suscite comme impression. Mais ne soyons pas ingrats envers les auteurs de livres, ils élargissent nos connaissances!

Jacques CULTURUS

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