Musique
Retour en force du rappeur franco-congolais Djeiz, avec son new single «Dégât»
Pour son retour sur scène, le rappeur franco-congolais Djeiz a sorti la grosse artillerie. Son nouveau single, «Dégât», qui signe son entrée dans le prestigieux label «Mal Luné Music», connu pour avoir révélé, notamment, le rappeur Ninho, reçoit un bel accueil du public, depuis sa publication, le mercredi 21 janvier 2026. Il est vrai que l’artiste en avait déjà dévoilé quelques éclats, peu auparavant, dans un teaser devenu viral sur les réseaux sociaux. Désormais disponible sur les plateformes de streaming, le single, d’une incroyable intensité, est un concentré de rap pur, dans lequel, armé de ses impressionnantes punchlines et de son flow atypique, Djeiz livre au public, un rap d’une rare puissance.
Sainte Gène, l’école du rap
Originaire de Sainte Géneviève des Bois, en banlieue Sud de Paris (France), Djeiz est un rappeur, auteur, compositeur et interprète. Il se lance dans le rap à son adolescence, à la surprise de ses parents originaires de la République du Congo, qui l’ont bercé de rumba d’Extra-Musica, Koffi Olomide, Youlou Mabiala, etc. Il attrape le virus du rap dans la banalité du quotidien, entre effet de mode et fréquentation de lieux communs, comme la Place rouge, à la cité Saint Hubert où il grandit.

Cette cité populaire est un volcan endormi, genre ghetto américain, qui cumule toutes sortes de difficultés faisant le terreau du rap. Au milieu de la décennie 2010, Djeiz et ses potes créent le groupe M.t.g dans lequel le jeune artiste forge ses armes. Courant 2017, à la dislocation du groupe, tenace, Djeiz ose l’aventure solo. Il se met à publier des clips sur les réseaux sociaux. Ses séries de freestyles, Hookah et Banger, font un carton dépassant, en cumulé, le million de vues sur You Tube. Belles, ces performances lui donnent du gaz. Déterminé, les yeux rivés sur ses objectifs, il fonce.
«Dégât», le single tremplin?
A force de foncer, ça finit par matcher. Son audience explose sur les réseaux sociaux. Ce surcroit de visibilité lui vaut d’être repéré, entre autres, par le Label «Mal Luné Music», dont ce single amorce la collaboration. Plaçant la barre haut, au détour d’environ trois minutes, Djeiz embarque son auditoire tel en immersion, dans la «hess» des cités, dans un langage à la fois subtil et cash, dont il a le secret.
Le son respire le mood Rap-Trap d’un Asap Rocky, que le rappeur déclare, d’ailleurs, apprécier. Et, pêle-mêle, de sa belle voix, bien posée sur le «beat», il déclame: injustice, racisme, pauvreté, violence, débrouille… Autant de faits marquants son quotidien. Le tout dans une rythmique par endroits, saccadée, où s’éjectent, tels des projectiles, phrases chocs et rimes syncopées. Bref, du rap roots, comme on en veut.









