La semaine dernière, nos amis communs Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu sont allés rendre visite à maman, la septuagénaire Saro, qui leur a remis un poème qu’elle a écrit. Les quatre compères l’ont lu puis relu et se sont rendus compte qu’il s’agit d’une forte interpellation concernant leur ville capitale, Brazzaville. C’était une belle ville avec une verdure luxuriante. Aujourd’hui, à cause de l’insalubrité, c’est une ville qui donne des soucis.
Toute personne qui a connu cette ville dans les années antérieures et qui la redécouvrent aujourd’hui, avec son développement délabré, a la mort dans l’âme. Il faut sauver cette ville, pour un mieux vivre de ses citadins. Voici le poème qu’ Itoua, Mboungou, Tati et Yakamambu ont décidé de vous partager cette semaine:
«Hier, «Elle» était belle, riche et puissante
Verdoyante, d’où le petit nom de sa capitale «Brazza-la-verte»
Monsieur Tout le Monde l’a courtisée
Monsieur Tout le Monde l’a ruinée
Monsieur Tout le Monde l’a démolie.
Aujourd’hui, elle est méconnaissable, sans argent et est très malade
Les mauvaises langues ont surnommé sa capitale «Brazza-la-Poubelle»
Plus personne ne la regarde
Plus personne, mais personne ne se souvient d’elle
Monsieur Tout le Monde l’a oubliée.
Passe un bon Samaritain qui la ramasse, la soigne, la nourrit et la remet sur pied
Maintenant, Monsieur Tout le Monde qui, hier,
L’a courtisée, l’a appauvrie et l’a démolie
Monsieur Tout le Monde veut récupérer «Elle»
Qui, en réalité, ne lui appartient pas
Et ne lui appartiendrait jamais.
«Elle» veut être belle; «Elle» veut être riche
«Elle» veut être puissante et «Elle» veut être libre, très libre
Cette liberté qui permettra à ses enfants de mieux vivre
Cette liberté qui donnera l’occasion à ses enfants de jouir de son sein
De vivre dans le bonheur, ce bonheur tant recherché
De vivre dans la confiance, cette confiance tant recherchée
De vivre dans l’unité fraternelle de la Nation, cette unité tant souhaitée
De vivre dans un foyer riche et prospère comme jadis
Ce foyer qui n’est autre que notre très chère Nation, la République du Congo».
Comprenne qui pourra. Aurevoir et à bientôt!
Diag-Lemba.




