Education

Le Complexe scolaire Angola-libre inauguré par le Président de la République

Le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, a procédé, le vendredi 9 octobre 2026, lors d’une cérémonie grandiose, à l’inauguration officielle du Complexe scolaire Angola-libre, situé dans le premier arrondissement, Makélékélé, à Brazzaville. Construite par la S.n.p.c (Société nationale des pétroles du Congo), à la demande du Chef de l’Etat, sur le modèle du Complexe scolaire de la liberté à Talangaï, le sixième arrondissement de la capitale, cette infrastructure scolaire comprend un jardin d’enfants, une école primaire, un collège et un lycée, pour une capacité totale qui est passée à 10.000 élèves répartis dans 100 salles de classes, avec 3 bâtiments administratifs, 10 logements destinés aux enseignants, 1 laboratoire scientifique, 3 médiathèques, 5 châteaux d’eaux, un espace sportif complet et plusieurs composantes spécifiques à chaque cycles.

Peu avant la séquence phare de la coupure du ruban symbolique marquant l’inauguration officielle du Complexe scolaire Angola-libre par le Chef de l’Etat, sous la modération de notre confrère, Bienvenu Boudimbou, maître de cérémonie, trois allocutions ont été prononcées pour fixer l’opinion sur l’intérêt et la portée de l’évènement, en présence du Premier ministre Anatole Collinet Makosso, des membres du gouvernement, du corps diplomatique, des présidents des institutions constitutionnelles, des représentants des agences internationales, des partenaires au développement, des autorités civiles et militaires, etc. Partis politiques de la majorité et associations soutenant l’action du Président de la République avaient mobilisé leurs membres, arborant des tenues à leurs couleurs respectives, sur fond de l’animation musicale de l’Orchestre Bana Poto-Poto, des groupes traditionnels et de la fanfare kimbanguiste. La fanfare militaire quant à elle rythmait les différentes séquences de la cérémonie.
La coupure du ruban symbolique, moment-clé de la cérémonie
Le Complexe scolaire Angola-libre de Makélékélé, construit par la S.n.p.c, sur instruction du Chef de l’Etat
Dans son mot de bienvenue, l’administrateur-maire du premier arrondissement, Edgard Bassoukissa, qui s’est dit heureux pour son arrondissement d’abriter ce joyau scolaire, a révélé que «ce site fut la tour de contrôle de l’ancien aéroport de Brazzaville, les bâtiments qu’il abritait furent construits entre les années 1930 et 1932. Chemin faisant, la fusion des services de météorologie et ceux de l’aviation civile avait abouti à la création de l’Agence nationale de l’aviation civile, dont le siège était logé dans les bâtiments abritant actuellement le Commissariat central de police du Djoué. Ce même site fut aussi le siège du M.p.l.a (Mouvement populaire de libération de l’Angola) en 1965. Et une partie de ce siège était occupée par les éléments de défense civile, sous l’appellation du Camp météo». Il a terminé son allocution en annonçant le don d’un bœuf et de produits agricoles fait par les populations de son arrondissement au Chef de l’Etat.
Accueilli au Complexe scolaire Angola-libre de Makélékélé par les élèves du primaire
A travers cette œuvre, a fait savoir le D.g Maixent Raoul Ominga dans son allocution, la S.n.p.c poursuit son accompagnement en faveur des politiques publiques à fort impact social. Pour lui, ce «joyau éducatif» est «une trajectoire scolaire réuni en seul et même lieu». Insistant sur la paix, principal cheval de bataille de Denis Sassou-Nguesso à la tête du pays, le directeur général de la S.n.p.c a souligné que la construction du Complexe scolaire Angola-libre n’aurait pas été possible sans la paix. D’où la nécessité de la préserver partout sur toute l’étendue du territoire national.
La joie des parents, après l’amélioration des conditions d’études de leurs enfants
Enfin, connu pour ses longues allocutions en pareilles circonstances, «voici venir le temps du verbe long…», a-t-il lancé, le ministre de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Jean-Luc Mouthou, a retracé les efforts du Président de la République dans la construction et la modernisation des infrastructures scolaires. «Excellence Monsieur le Président de la République, tant que votre action continuera à transformer les attentes de la jeunesse en réalisations concrètes, nous aurons toujours des choses à dire, parce que chaque école construite est un message d’espérance adressé à la jeunesse congolaise et un investissement durable pour l’avenir de notre République. Ceci parce que vous ne construisez pas seulement des infrastructures, mais vous bâtissez des destins», a-t-il dit d’entrée de jeu dans son mot.
Au-delà des bâtiments, il s’agit de créer les conditions, pense Maixent Raoul Ominga, le Dg de la S.n.p.c.
Après le rite de bénédiction traditionnelle, en lari, par un chef de quartier, est intervenu le moment-clé de la coupure du ruban symbolique par le Président de la République, qui a enchaîné avec la visite des établissements scolaires où les élèves sélectionnés l’ont accueilli dans l’allégresse, à travers des chants à son honneur, dans une ambiance bon enfant. Le tout s’est terminé par un apéritif des invités d’honneur autour du Chef de l’Etat.
Grâce à un investissement direct de la S.n.p.c, sur instruction du Chef de l’Etat, les conditions d’études sont progressivement améliorées, à travers le pays
La construction de ce complexe scolaire, avec sa façade solennelle d’entrée principale, ses bâtiments et ses murs peints en jaune, en plus de ses équipements flambants neufs, a transformé le paysage de cette zone du vieux Quartier Météo aux maisons coiffées de tôles rouillées. Ce qui était un rêve hier est devenu réalité. L’amélioration, mieux la modernisation des conditions de travail pour les enseignants et les administratifs et d’études pour les milliers d’élèves redonne à l’éducation sa place parmi les secteurs prioritaires du développement national.
Le préfet de Brazzaville, Yves Bodler Ngongo qui vient de nous quitter
La fête était belle à Makélékélé, malheureusement, elle s’est terminée par la triste nouvelle du décès inopiné du préfet de Brazzaville, Yves Bodler Ngongo, alors qu’il était parmi les autorités accompagnant, à pied, le Chef de l’Etat, pendant son bain de foule, le long de l’Avenue de l’Union africaine. Victime d’un malaise, lié probablement à un A.v.c (Accident vasculaire cérébral), il a été transporté d’urgence à l’Hôpital militaire Pierre Mobengo où son décès a été constaté. En tant que patron du département, il était au cœur de l’évènement, dans son uniforme de préfet, assis près du Président de la République, juste après le Premier ministre, pendant la cérémonie d’inauguration du complexe scolaire. «En cette douloureuse épreuve, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, au nom du gouvernement de la République, s’incline avec respect, devant la mémoire de ce grand commis de l’Etat et adresse ses sincères condoléances à l’ensemble du personnel de l’administration du territoire durement éprouvé, à la famille de l’illustre disparu et à ses proches», indique le communiqué du Ministère de l’intérieur et de la décentralisation publié le même jour.
Colonel à la retraite et ancien sous-préfet du District de Tchiamba-Nzassi (2022-2026), dans le Département de Pointe-Noire, Yves Bodler Ngongo (64 ans révolus) a été nommé préfet de Brazzaville le 19 août dernier et installé dans ses fonctions cinq jours plus tard. Pour sa famille et ses proches, sa brusque disparition est un choc énorme. Du coup, le Département de Brazzaville étant en deuil, le gouvernement a reporté l’inauguration, prévue le lundi 12 octobre, du Complexe scolaire de l’amitié, construit à Bacongo sur le même modèle que ceux de Makélékélé et Talangaï, à une date qui sera annoncée ultérieurement. Hervé EKIRONO

Oh bonjour
Ravi de vous retrouver.

Inscrivez-vous pour recevoir du contenu génial dans votre boîte de réception.

Nous ne spammons pas !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici