O.p.c (Opposition politique congolaise)

Un manifeste pour
«une alternative politique crédible»

A l’initiative et sous le patronage de Pascal Tsaty-Mabiala, premier secrétaire de l’U.pa.d.s (Union panafricaine pour la démocratie sociale) et député de Loudima (Département de la Bouenza), 16 partis politiques, appartenant à l’opposition parlementaire et extra-parlementaire, membres de l’Opposition politique congolaise dont il est le chef ont signé, mardi 15 juillet 2025, un «Manifeste de l’Opposition politique congolaise», pour «être une alternative politique crédible à la majorité au pouvoir».

Adopté le 17 avril 2025, avec deux autres documents, notamment le règlement intérieur et le pacte républicain, le manifeste de l’Opposition politique congolaise,  un  document de trois pages, rappelle la mission de l’opposition telle que définie par la Loi n°28-2017 du 7 juillet 2017 déterminant le statut de l’opposition politique et les objectifs de leur lutte politique.
«Nous avons tendu la main à la quasi-totalité des partis politiques se réclamant de l’opposition parlementaire ou extra-parlementaire. Hélas, les idées reçues, les préjugés, les procès en sorcellerie, les querelles interminables des personnes ont constitué et constituent encore autant de barrières psychologiques et politiques à surmonter. Il est trop tôt de donner suite à ces interrogations lancinantes mais fort légitimes», a dit Pascal Tsaty-Mabiala dans son mot de circonstance.
Le chef de l’Opposition politique congolaise, Pascal Tsaty-Mabiala, et les dirigeants de 16 partis membres
Ainsi, dans son préambule, le manifeste considère que «l’opposition demeure indispensable dans une démocratie pluraliste, d’une part pour défendre les valeurs républicaines garanties par la Constitution, d’autre part pour maintenir l’équilibre entre les blocs politiques qui concourent à l’expression du suffrage universel».
Défendant les principes contenus dans la Constitution, «les partis de l’Opposition politique congolaise entendent: être une alternative politique crédible à la majorité au pouvoir; réaliser l’unité et la cohésion de l’opposition; exercer les prérogatives dévolues à l’opposition, conformément à la Constitution, aux lois et règlements de la République; œuvrer pour promotion les valeurs de partage, de solidarité, d’équité, de dialogue, de transparence et de respect mutuel en politique; œuvrer pour le respect de la biodiversité et de l’environnement; renforcer l’image de l’opposition à l’intérieur et à l’extérieur du pays».
Ils s’engagent aussi à l’établissement d’une gouvernance électorale «fiable et équitable» dans le pays, à «œuvrer pour la restauration de l’Etat de droit à travers le respect des droits de l’homme et des libertés publiques» et à «travailler pour la conclusion d’un Pacte républicain comme nouveau contrat social, afin de mettre le pays sur la voie de la démocratie participative et du développement».
Pour l’instant, l’Opposition politique congolaise n’entend pas ouvrir le débat sur sa participation à l’élection présidentielle de mars 2026. Elle préfère mettre d’abord en place une stratégie d’ensemble pour aborder ce rendez-vous majeur de la vie politique nationale.
Urbain NZABANI

Reportage

Manifeste de l’Opposition politique congolaise

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